Cinq femmes ministres gabonaises devraient céder leur fauteuil gouvernemental d’ici peu, en vertu d’un texte constitutionnel prônant la séparation des pouvoirs.
Des ministres récemment élus députés au Gabon sont contraints de démissionner du gouvernement conformément à une loi constitutionnelle. Dans ce groupe des ministres nouvellement élus députés, cinq femmes préparent leur déménagement du gouvernement pour le parlement.
En vertu de l’article 73 de la Constitution gabonaise adoptée par référendum le 16 novembre 2024, les fonctions de membre du gouvernement et membre du parlement sont incompatibles. Ceci dit, un/e Gabonais/e ne peut être à fois ministre et député ou sénateur. « Les fonctions de membres du Gouvernement sont incompatibles avec l’exercice d’un mandat parlementaire », dispose l’article constitutionnel. Ainsi, plus de sept ministres ayant été élus députés à la récente législative, plient leurs bagages au gouvernement pour se consacrer à leurs nouvelles fonctions parlementaires
Dans la liste des femmes, Brigitte Onkanowa, la ministre de la défense nationale et Camelia Ntoutoume-Leclercq, ministre d’Etat en charge de l’éducation nationale. Laurence Ndong, ministre de la pêche et Marcelle Ibinga Itsitsa, ministre de la Fonction publique. Devra également déménager du gouvernement, la candidate à la récente présidentielle, Zenaba Chaning qui avait été nommée ministre de l’entrepreneuriat par le Président Clotaire Oligui Nguema.
Les ministres désormais députés doivent déposer leur démission du gouvernement avant l’installation du nouveau bureau parlement qui est prévue le 17 novembre prochain. « Les ministres concernés doivent, à partir de la publication officielle des résultats, déposer leur démission auprès du chef de l’Etat, chef du gouvernement, avant l’installation du bureau du parlement auquel ils sont membres. », a déclaré le François Ndong Obiang, ministre gabonais de la réforme et relations avec les institutions.
Chanelle NDENGBE
