Trois femmes dont une mère et sa fille ont récemment été arrachées à la vie au Cameroun, leurs corps sans vie découverts dans les régions du soleil levant et du soleil couchant.
Les villes de Doume et Bafoussam, respectivement à l’Est et à l’Ouest du Cameroun, sont frappées par des tragédies marquées par la découverte des dépouilles féminines. Si un crime conjugal présumé est révélé parmi ces cas, le mystère entoure encore les autres crimes.

Féminicide présumé à Doume
A Doume, localité du Haut-Nyong, a été découvert mercredi 5 novembre 2025, le corps sans vie de la nommée Nisdar Louka, originaire de Riché, dans le département du Mayo Tsanaga, région de l’Extrême-Nord. C’est un corps en état de putréfaction qui était face aux gendarmes et aux autorités administratives. Identifié par le frère de la victime, ce corps portait des marques de violences. La découverte macabre s’est faite dans le domicile familial de la défunte alors que ça faisait plusieurs jours qu’elle n’avait pas été vue par les voisins, ni par sa famille. Après cette découverte effroyable, les soupçons sont portés sur l’amant de la défunte, répondant au nom de Bakary, un homme de la quarantaine. Selon les informations recueillies par East News Cameroon, l’achat d’un téléphone portable est l’élément déclencheur du drame. En effet, sieur Bakary après avoir fait une bonne vente du maïs provenant de sa plantation, a offert un téléphone portable à sa compagne Nisdar. Peu après, l’exigence de Bakary de fouiller le téléphone offert et le refus de sa compagne susciteront une violente dispute entre les amants au point où le quadragénaire aurait arraché le téléphone et l’aurait jeté dans les toilettes. Les tensions se sont envenimées au sein du couple, mais surtout, Nisdar n’a plus été vue depuis ce jour, ce qui va angoisser sa famille et conduire à la découverte macabre. « Les jours qui suivent plongent la famille dans l’angoisse. Nisdar ne donne plus signe de vie. Son frère aîné, Tindeye Mathieu, inquiet de ce silence anormal, multiplie les allers retours devant la maison fermée de sa sœur. Rien ne bouge, si ce n’est un cadenas froid scellant une inquiétante absence. Il décide d’alerter le commandant de brigade de gendarmerie de Doume… La scène découverte est insoutenable : le corps sans vie de la jeune femme gît au sol, le visage tuméfié, portant des traces évidentes de coups. », relate le média local.
A la suite de ce constat fait par la gendarmerie et les autorités administratives, une autopsie a été faite et indique un « traumatisme crânien », causé par un coup violent porté à la tempe gauche probablement à l’aide d’un objet tranchant. L’amant de la victime, principal suspect est en fuite et fait l’objet d’un avis de recherche. Après l’autopsie réalisée sur sa dépouille, Nisdar a été inhumée au cimetière musulman en présence de sa famille éprouvée.

Une mère et sa fille sont tuées à Bafoussam
Dame Bernadette Ngueuko et sa fille sont actuellement à la morgue de l’hôpital régional de Bafoussam où elles ont été conduites le vendredi 7 novembre après une terrible découverte. Mère et fille n’avaient plus donné signe de vie depuis peu, ce qui a provoqué les inquiétudes d’une voisine. Celle-ci s’est donc rendue au domicile des défuntes pour avoir de leurs nouvelles. Elle a frappé à la porte, mais sans réponse, elle a remarqué que la lumière s’est éteinte de l’intérieur. Elle a alerté les autres voisins qui ont dû forcer la porte. Une fois dans le domicile, la scène est épouvantable comme on peut le constater sur des vidéos devenues virales. Les riverains sont frappés de stupeur devant les dépouilles de leurs voisines. La plus jeune victime, étudiante en 2e année semble être celle qui a le plus souffert. Elle avait reçu plusieurs coups de couteaux tandis que sa maman avait été frappée à la nuque. Qui a infligé un tel sort à la mère et à sa fille ? Pourquoi ? Des questions pour l’heure en suspens même si des hypothèses de règlement de compte, sont évoquées.
Ainsi des meurtres de femmes viennent s’ajouter au climat morose marqué par des décès liés à la crise post-électorale au Cameroun. Ces tragiques disparitions rallongent la liste des femmes tuées au Cameroun à 65 depuis le début de l’année 2025, selon décompte fait par Griote.
Chanelle NDENGBE
