ÉBOULEMENT À LA FALAISE DE DSCHANG : LE CHEMIN DE CROIX DES FEMMES QUI RALIENT L’OUEST

Partir de Douala pour la ville de Dschang est désormais plus qu’un parcours du combattant suite au double eboulement, les personne du troisième âge sont le plus affectées. 

La tragédie qui s’est produite à la falaise de Dschang le mardi 05 novembre 2024 dont un double éboulement avec la disparition de plusieurs femmes, la détresse dans les familles et même l’arrêt de la circulation routière sur ce tronçon a également mis à mal plusieurs usagères de la route. La catastrophe a contraint les agences de voyage à destination de Dschang à emprunter le chemin de Kekem-Bafang-Bafoussam pour revenir sur Dschang tel que consigné dans un communiqué de Awa Fonka Augustin, le gouverneur de la région de l’Ouest. L’une de nos reporters a fait cette douloureuse expérience de voyage.

A l’agence de voyage général express, l’obtention d’un ticket de voyage le jeudi 07 novembre 2024 n’a pas été facile, la file d’attente semblait ne pas bouger tant pour les réservations que les voyages directs. Impossible de ne pas ressentir la peur et la panique sur les visages quant à l’état de la route, mais aussi aux questionnements sur l’origine du double éboulement à la falaise de Dschang. Des femmes dans la file d’attente priaient pour une bonne arrivée à destination.

Une fois le ticket acheté après de longues heures d’attente et les passagers installés, le bus a pris la route à 9h. Mais, ce n’était pas le calme à l’intérieur du véhicule. Tandis que certaines engageaint des conversations subitement abrégées par des contrôles de police, les raisons jusqu’ici inconnues du double éboulement ont fait objet d’une violente discussion entre 04 passagers dont deux femmes. L’une des dames et son voisin soutenaient que l’incident est tout simplement une catastrophe naturelle en disant que ça ne sert à rien de noircir la situation, les interlocuteurs en face n’étaient pas du tout d’accord. Une conversation qui s’est poursuivie durant une bonne partie du trajet.

De leur côté, des jeunes filles estimaient que le sujet sur l’éboulement est une conversation « des vieux« . Ce qui les préoccupait était la longeur du voyage qu’elles trouvaient épuisant.

«  On a déjà fait tout le tourisme de l’Ouest, mince Seigneur », lançait l’une d’elle alors qu’il était déjà 19h. Elles ne parvenaient pas à reconnaître les villages du Haut-Nkam. Elles ont ainsi poussé un œuf de soulagement lorsqu’une heure plus tard, le bus entrait dans la ville de Dschang.

Sur ce trajet accidenté difficile d’avoir la quiétude. Les nombreux nids de poules et d’éléphants qui jonchent la route faisaient vaciller le bus. Il tanguait au gré des creux, ce qui a entraîné le malaise de plusieurs passagères dont une femme du troisième âge en particulier qui n’était pas en bonne santé et dont l’état a inquiété plusieurs personnes.

C’est autour de 20h12 que le bus quitté de Douala depuis 09h du matin est entré dans la ville de Dschang. Fatigue, pieds enflés, malaises ont amené quelques usagers de la route à regretter un tel calvaire durant le voyage.

Nous constatons tout simplement que la voie bloquée engendre plus de dégâts en société au plan sanitaire, du vivre ensemble et même économique.

Christagit Womsiepon (Stagiaire)

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