ELLE OTE LA VIE A SON EX-COPAIN : VOICI LE RÉCIT DE L’ULTIME VOYAGE DE LA VICTIME

Les obsèques de la victime de cet homicide se sont déroulées dans une atmosphère symbolisant les circonstances tragiques de son décès.

Ses proches l’appelaient Petit-Pays et c’est ce pseudonyme qui était écrit sur les T-shirts noirs ou blancs portant l’effigie du défunt. Aux t-shirts, se rajoutait une bande de tissu rouge attachée autour du bras, c’est ainsi que se présentaient des amis et frères de Kengne Douglas. Le jeune homme de 27 ans a entamé son voyage pour l’au-delà après avoir tragiquement été arraché à la vie par son ex-compagne au quartier Mboppi où il résidait.

En allant défendre l’enfant de son ex-compagne, il trouve la mort

C’est ainsi qu’est conté l’histoire de Petit-Pays déroulée le 24 janvier 2026. Au cours de notre interview au domicile du défunt, nous avons appris que Petit-Pays et la jeune femme identifiée par le pseudonyme Chouchou ont été en couple pendant plusieurs années, il l’aurait connu alors qu’elle attendait l’enfant de quelqu’un d’autre. Mais cela ne l’a pas empêché de la prendre sous son toit, de faire sa vie avec elle, d’élever et chérir l’enfant comme s’il était le sien.

Ainsi après leur séparation, il y a environ deux ans, le garçon qui serait âgé de 7 ans est resté proche de l’homme qu’il appelait « papa ». Le garçon vivant désormais avec sa mère dans le voisinage de Petit-Pays, avait coutume de se réfugier chez ce dernier à chaque fois que sa maman le frappait, ce qui arrivait très souvent selon notre source sur le terrain.

Le samedi 26 janvier 2026, le garçon est encore allé se plaindre d’une bastonnade de sa mère auprès de son père sans se douter que c’était la dernière fois qu’il se refugiait chez lui. Ce jour-là Petit-Pays a décidé de ne pas laisser passer, ne se doutant pas que le pire allait se produire.

« Moi j’étais en brousse, mon petit-frère qui est en France m’appelle et me dit : on a poignardé Petit-Pays… D’après les informations que j’ai eues quand je suis revenu, on dit que la femme a tapé sur son enfant. L’enfant donc est venu à la maison pour parler à son père. Il dit que papa maman m’a tapé jusqu’à. Il dit que mais pourquoi tous les jours elle ne fait que te frapper ? Parce qu’elle frappe toujours l’enfant. C’est alors qu’il est monté, est arrivé à la boutique de la mère de l’enfant. Il dit à la femme pourquoi tu tapes l’enfant ? Elle dit : tu es qui pour me poser la question-là ? Il répond : mais moi j’ai nourri l’enfant-ci pendant des années. Donc il me prend déjà comme son père pourquoi ne pas partir voir une autre personne pour se plaindre ? C’est parce qu’il me prend déjà comme son père. C’est là où selon ce que j’ai compris, elle dit à Petit-pays que fiche moi le camp. Tu n’es rien. C’est elle qui est la première à gifler Petit-Pays et puis Petit-Pays commence à la taper. C’est là qu’elle rentre dans la boutique et elle ressort avec la sonde du riz. Elle poignarde, le premier coup au niveau de la côte, le 2e coup au niveau du cœur. Elle pique elle insiste avec le couteau, elle ressort, elle repique deux fois »,

relate le frère ainé du défunt.  Le jeune homme a été conduit à l’hôpital Laquintinie de Douala et son décès annoncé à sa famille, lundi le 28 janvier 2026. C’est dans un plus grand chagrin qu’ils ont reçu la nouvelle, car selon son frère aîné, Petit-Pays était déjà décédé ce samedi-là au regard de la quantité de sang qu’il avait perdu.

La maman de Petit-Pays, dame Kengne Chasitine espérait toujours que son fils allait la revenir. «Dimanche-là, je préparais le Nkui ici avec le couscous que c’est ça que vais aller lui donner à l’hôpital il mange, mais on est venu me dire que mon enfant est parti», articule-t-elle, les larmes aux yeux. Elle est particulièrement peinée par le fait que ce soit une femme à qui son fils « avait tout donné » qui a mis fin à sa vie. « Il l’a sortie du trou, il l’a tirée du noir », répétait-t-elle.

La meurtrière sauvée de la justice populaire et mise aux arrêts

Jeudi 05 février à la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala pour sa levée de corps, le cœur meurtri, la maman du défunt brandissait l’arbre depuis la cabine du corbillard. Elle exprimait ainsi ses vœux pour le repos paisible de son fils et pour la paix dans sa famille éprouvée. A ce début d’obsèques, Griote à appris de nouveaux éléments selon lesquels, Chouchou, la meurtrière présumée a été extirpée discrètement de la foule qui prévoyait en découdre avec elle à la suite de son forfait. Ce riverain qui l’a sauvée des griffes de la justice populaire aurait ensuite saisi la gendarmerie de Mboppi où la jeune femme a été mise en garde à vue. De là, après avoir appris le décès de son ex, elle se serait évanouie.

Douglas Armel Kegne, 27 ans a été inhumé ce samedi 07 février 2026 à Bansoa, dans la région de l’Ouest. Son décès tragique est un traumatisme un grand nombre, particulièrement l’enfant qu’il prenait pour fils et au sujet duquel les inquiétudes s’expriment. L’enfant ayant perdu sa figure paternelle à cause de sa maman et celle-ci derrière les barreaux pour répondre de ce crime.

Chanelle NDENGBE

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