Suite à des versions impliquant une négligence du personnel à la maternité du centre hospitalier de Yaoundé, le président de l’ordre des médecins annonce l’ouverture d’une enquête.
Le décès du Dr Bengono Barbara Nancy Hilary des suites d’un accouchement le 04 février dernier a suscité un tollé après l’annonce par des sources qu’elle a été victime de négligence. Césarienne non maitrisée ou négligence du personnel à l’arrivée du médecin à l’hôpital ? Qu’est ce qui est réellement arrivé à la spécialiste en hépato-gastroentérologie, décédée en couches mercredi dernier ?
Le décès du Dr Bengono Barbara est au cœur des débats depuis quelques jours. C’est dans la foulée que le Dr Roger Etoa, médecin et observateur de la scène publique a déclaré que le système de santé au Cameroun est lui-même en mauvais état. « Notre système de santé est malade, très malade même », a-t-il commenté.
Face à ce qui est arrivé au Dr Bengono, les commentaires sont devenus viraux sur la toile ce qui a entraîné la reaction de l’ordre national des médecins du Cameroun(ONMC), dirigé par le Dr Rodolphe Fonkoua.
Dans un communiqué signé ce 09 février 2026, l’ONMC a informé qu’une enquête sera ouverte dès le 12 février pour faire la lumière sur l’affaire et établir les responsabilités.
« Au regard des interrogations soulevées par des circonstances de sa prise en charge et conformément à la mission de garant de l’éthique et de la déontologie médicale, l’ONMC informe la communauté médicale et le grand public qu’une enquête sera ouverte dès le jeudi 12 février 2026. Cette procédure a pour objectifs de : Etablir la chronologie exacte des faits et des protocoles de soins appliqués. Vérifier que la prise en charge a été réalisée selon les données acquises de la science. Apporter des réponses claires et objectives afin de protéger l’honneur de la profession et la crédibilité de nos structure de soins »,
indique le communiqué signé par le secrétaire général de l’organe, le Dr Abdouramani Oumarou.
L’ouverture de cette enquête ainsi que ses conclusions sont attendues avec inquiétudes, le grand public étant impatient de savoir si la prise en charge des malades est en souffrance au Cameroun.
Chanelle NDENGBE
