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FÉMINICIDE À MBALMAYO : UNE JEUNE FEMME PERD TRAGIQUEMENT LA VIE AU DOMICILE CONJUGAL

La jeune femme recouverte de sang avait été présentée à l’hôpital par son compagnon comme la victime d’un accident.

Les images de la dépouille d’une jeune habitante de Mbalmayo sont insoutenables à voir et témoignent de la violence tragique de son passage de vie à trépas. Alors que l’homme qui l’a conduite à l’hôpital a évoqué un accident, le personnel médical a posé un diagnostic bien plus grave.

Le lundi 12 octobre 2026, autour de 22 h, la famille de Ateba Maéva, 23 ans, est informée du fait qu’elle aurait été victime d’un accident. C’est en tout cas l’explication fournie par son compagnon à l’hôpital où il a transporté la jeune femme recouverte de sang. Mais le diagnostic médical ne concorde pas avec sa déclaration. Selon le personnel soignant, la jeune femme est décédée des suites de blessures causées par une arme blanche, ce qui entraîne l’ouverture d’une enquête. Les investigations révèlent que, ce même jour, une dispute a éclaté au quartier Obeck à Mbalmayo, dans la région du Centre, où la défunte vivait en concubinage depuis deux ans.

Selon le témoignage de la sœur du concubin, une bagarre a eu lieu et la victime a été blessée à l’arme blanche, un couteau que son frère garde toujours dans sa poche, affirme-t-elle, pour se protéger. Maéva a donc perdu la vie à la suite de blessures administrées avec le couteau de son compagnon. Ce dernier, pour maquiller les circonstances du drame, a conduit la jeune femme à l’hôpital en prétextant un accident, avant d’être confondu par le diagnostic médical. L’homme, surnommé « Dimaria » et âgé de 35 ans, a été arrêté et placé en garde à vue au commissariat central de Mbalmayo.

Au sujet de la dispute, certaines sources rapportent que Maéva voulait mettre fin à leur relation, ce qui a déclenché la colère de Dimaria, qui serait un repris de justice. La famille de la victime, notamment sa grand-mère et son cousin, exprime son choc face à ce drame qui la frappe soudainement. Le plus difficile reste désormais d’annoncer la nouvelle à son enfant de 5 ans.

Une tragédie qui vient rallonger la liste des crimes conjugaux au Cameroun, dont les victimes sont majoritairement des femmes, alors que le pays s’apprête à lancer la campagne des 16 Jours d’activisme contre les violences faites aux femmes, qui débutera le 25 novembre prochain.

Chanelle NDENGBE

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