Pr Vivian Bongka s’est éteinte au petit matin de ce lundi 28 octobre 2024 à l’hôpital général de Douala où elle avait été admise après avoir été aspergée d’acide par son compagnon.
Les images effroyables de l’enseignante brûlée sont arrivées au sein de notre rédaction le 13 octobre 2024, soit le lendemain du crime. Sur ces clichés, difficile de reconnaître la dame charismatique, maître de conférence à l’université de Bamenda, mais nous voyons une femme qui lutte contre la mort. A la question de savoir ce qui est arrivé, nous apprenons que le Pr Vivian Bongka a subi les assauts de son compagnon dont elle était séparée depuis peu. En effet l’enseignante au département de langue anglaise à l’université de Bamenda avait décidé de mettre fin à sa relation avec Ebai Elias, présenté comme pasteur de Mamfé dans la région du Nord-Ouest. Selon des sources professionnelles, l’homme aurait interdit que la fille de l’enseignante vive sous le même toit que le couple, ajouté à des actes d’injures et de diffamation. D’autres sources relatent que le pasteur vivait sous le budget de sa compagne, raison pour laquelle il n’aurait accepté la séparation. C’est donc ainsi que le 12 octobre 2024, il a fait irruption chez le Pr Bongka à Mile 3 Nkwen Bamenda l’a aspergée d’acide avant d’en consommer lui-même.
L’homme est décédé sur le champ et la dame a été admise sous soins intensifs dans un premier temps a Bamenda avant d’être transférée à l’hôpital général de Douala où elle a rendu l’âme ce 28 octobre 2024 aux environs de 1 heure.
Un fait que condamne le bureau exécutif du syndicat national des enseignants du supérieur (Ben-Synes). Dans un communiqué signé du 13 octobre 2024 par la secrétaire générale, le professeur Jeannette Wogaing Fotso, le Ben-Synes appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités.
« Le BEN-SYNES saisit cette opportunité pour appeler l’attention des autorités impliquées dans la chaîne de protection de la femme et de la famille (Affaires sociales, promotion de la femme et de la famille, police, gendarmerie, justice) sur la nécessité de prendre des mesures appropriées pour prévenir et au besoin de réprimer de tels actes »,
indique la note.
C’est une dame de plus qui perd la vie par la volonté humaine. A date, 58 femmes ont été tuées en 324 jours au Cameroun selon la comptabilité de Griote en 2024.
Chantal Mveng/ Chanelle NDENGBE
