De récentes découvertes macabres exposant les corps sans vie de femmes sont le fruit d’actes criminels perpétrés dans les régions du Sud et de l’Ouest.
Des localités des régions du Sud et de l’Ouest sont en deuil après les féminicides qui s’y sont produits : deux jeunes femmes arrachées à la vie par des hommes qui ont partagé leur intimité.

À Ambam, un homme étrangle sa concubine
Au chef-lieu du département de la Vallée-du-Ntem, dans le Sud, le corps d’une jeune femme a été retrouvé dans sa chambre conjugale. Son compagnon, dont elle était amoureuse selon des témoignages, est pointé du doigt. Le nommé Belibi aurait mis fin aux jours de sa concubine par strangulation avant de prendre la fuite. La triste affaire, rapportée le mardi 14 juillet 2026, indiquait que le jeune homme s’était enfui après son forfait. Tandis que des rumeurs sur son arrestation ont circulé vendredi dernier, une proche nous a informés samedi que le présumé meurtrier s’était lui-même rendu. Entre les mains de la justice, il devra donner les mobiles de son crime et répondre de ses actes.
La défunte Bertille Onguene laisse des orphelins.

À Bafoussam, un homme se livre pour le meurtre de la mère de son enfant
Tôt le matin du 18 juillet, c’est la découverte d’un corps sans vie gisant dans du sang qui réveille les habitants du quartier Ndiangdam, à Bafoussam 1er (région de l’Ouest). Le choc a été encore plus grand chez certaines personnes venues regarder la dépouille : elles ont vu allongée dans cette mare de sang leur sœur et fille. Prudence Amegou, 34 ans, la victime d’un crime crapuleux.
« Je sors à 7 h pour aller au travail. On me dit : « Voilà quelqu’un qu’on a tué là-bas, qu’on a jeté. » Moi alors je cours pour voir qui on a tué : c’est ma petite sœur », réagit le frère aîné de la victime au micro d’Équinoxe Tv.
Cette découverte macabre a eu lieu au lendemain d’une virée nocturne. La victime était sortie avec sa sœur et l’un de ses compagnons pour se rendre à un anniversaire. Au retour de la fête, Prudence et sa sœur se sont séparées sans savoir que le pire allait se produire.
Les circonstances du décès de Prudence Amegou n’ont pas encore été éclaircies par les autorités, mais selon le constat fait sur la dépouille, la famille et les proches parlent d’un viol ou d’une tentative de viol suivis d’un assassinat.
« Les informations que nous avons recoupées nous font comprendre que la victime a été poignardée par l’un de ses ex, qui serait venu se venger d’une situation dont on ignore tout jusqu’à présent », fait savoir un proche de la famille.
Alors que la consternation gagne la famille, qui songe à appliquer la loi du talion sur le présumé coupable, ce dernier — ex-compagnon de la victime et réputé violent — s’est rendu à la brigade de gendarmerie de Ndiangdam, où il serait passé aux aveux.
C’est avec beaucoup de peine que le papa de la victime raconte les mésaventures de l’époque où sa fille était en couple avec son meurtrier. La jeune femme, brutalement arrachée à la vie, laisse ainsi deux enfants et une famille profondément attristée.
Avec ces nouveaux crimes, les féminicides ont dépassé la barre des 50 cas en 2026, selon les chiffres de Griote. Une hausse qui tire la sonnette d’alarme alors que nous entamons le second semestre de l’année.
Chanelle NDENGBE
