FÊTE DE LA JEUNESSE : LES ÉLÈVES DU COLLÈGE SAINT CHARLES BORROMEE SENSIBILISES SUR LA RESPONSABILITÉ MORALE ET ÉTHIQUE

L’incitation à la responsabilité morale hors et sur le cyberespace résume les sensibilisations effectuées par des dames journaliste et écrivaine au collège Saint Charles Borromée au cours de la semaine de la jeunesse. 

Les dames Clarence Yongo et Djaili Amadou Amal, respectivement journaliste et écrivaine ont échangé sur des thématiques senbilisatrices avec les apprenants du collège Saint Charles Borromée. Des échanges tenus les 4 et 5 février à l’initiative de l’abbé Francis Epah, principal dudit établissement, en prélude de la fête de la jeunesse.

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L’usage responsable d’internet pour un avenir sécurisant

Mardi, 04 février 2025, l’établissement catholique a reçu Clarence Yongo. La séniore journaliste a édifié les élèves sur le thème : « L’usage responsable d’internet en milieu jeune». Un thème qui avait pour but de montrer qu’internet peut être un espace d’apprentissage s’il est bien utilisé et au cas contraire, qu’il peut entraîner la déroute. Avec des exemples sur l’actualité et des faits anciens, l’oratrice a expliqué aux jeunes que le cyberespace peut influencer l’avenir du jeune selon ce qu’il y fait. Aussi, les élèves ont été interrogés sur ce qu’ils souhaitent devenir dans le futur et qui ils suivent sur les réseaux sociaux. Ils ont ainsi appris qu’ils devraient faire le tri de qui ils suivent sur internet. Le jeune qui aspire aux métiers du droit, de la médecine, des lettres entre autres devrait donc suivre les professionnels de ces domaines qui parlent de leurs métiers sur les réseaux sociaux. Par ailleurs, les jeunes ont appris qu’ils doivent aussi avoir une probité morale sur les réseaux sociaux. Ce qu’ils publient comme ce qu’ils partagent doivent refléter les valeurs morales et civiques. Sur ces valeurs repose leur réputation qui les propulsera où les recalera dans leurs futures carrières. Aussi, la journaliste Ceo du média en ligne Griote a fait comprendre que les jeunes dont les photos des corps nus ou à moitié nus se retrouvent sur internet ne sont pas sur la bonne voie. «Vous savez, au Rwanda, il y a une femme au nom de Diane Rwigara qui s’était présentée candidate à l’élection présidentielle de 2017 a été disqualifiée parce qu’un scandale avait éclaté sur des photos d’elle nue ». Même si la candidate avait déclaré qu’il s’agissait d’un montage, ces photos avaient suscité un tollé qui a conduit à son recalage. Pour éviter de se retrouver dans ce type de situation, la journaliste a donc dit à l’adresse des jeunes : « ne vous filmer plus nues ! ». « Les métadonnées ne disparaissent pas, même après cinquante ans, si on veut retrouver les publications supprimées, on va les retrouver. Donc vous devez faire attention à ce que vous publiez », a ajouté la femme de média.

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Le réarmement moral et l’attachement aux valeur de paix pour un Cameroun prospère

Mercredi, 05 février, l’établissement catholique a ouvert ses portes à la docteure Honoris causa, Djaili Amadou Amal, la célèbre écrivaine, lauréate du prix Goncourt des Lycéens en 2020. « Réarmement moral, civique des jeunes à travers l’exaltation du patriotisme de la paix, de la créativité et du vivre-ensemble camerounais », est le thème sur lequel l’autrice s’est appuyée pour échanger avec les apprenants. Les dérives observées en milieu jeune motivent cette autre sensibilisation. Dans un premier temps, il était en effet question « de les remettre sur les rails », pour reprendre les mots de l’écrivaine. Les apprenants ont appris que le Cameroun de demain se fera avec eux et qu’ils ont à cet effet l’obligation d’être des citoyens responsables, ce qui nécessite des valeurs morales et patriotiques. A travers son parcours inspirant, la docteure honoris causa a incité les jeunes à oser par leur travail pour faire briller le Cameroun dans bien des domaines comme elle le fait avec la littérature. Egalement, à être des ambassadeurs de paix et des promoteurs du vivre ensemble, dans cette société où les fléaux comme le tribalisme cherchent à se frayer un chemin.

Comme souhaité par le principal de l’établissement catholique, en cette édition 2025 de la fête de la jeunesse, c’est l’éthique qui a raisonné chez ces élèves et non la folie. « C’est la fête de la jeunesse et non de la folie. Plus que jamais en de pareils moments, il faut demeurer sous le régistre de la sensibilisation pour tous ces jeunes parfois en perte de repère, à la recherche d’une figure, d’une voix qui puisse changer le cours de leur existence. Des modèles, mieux de vrais modèles nous en avons tous besoin à l’heure où ces jeunes copient ou subissent de mauvaises influences sur les réseaux… C’est le lieu pour moi de dire merci au nom de toute la communauté éducative du collège St Charles Borromée à dame Clarence Yongo et dame Djaili Amadou Amal, pour la conviction de leurs propos, mais surtout pour la passion et la volonté ferme de voir tous ces jeunes. », a déclaré le père Francis Epah.

C’est sous le thème « Jeunesse, maturité et responsabilité pour la paix et la consolidation de la paix, de la sécurité, de la croissance économique et du processus démocratique », que s’est célébrée la 59e édition de la fête de la jeunesse. Une opportunité pour plus de sensibilisation, d’apprentissage pour une jeunesse responsable avec un engagement citoyen.

Chanelle NDENGBE

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Abbé Francis Epah et Djaili Amadou Amal

 

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