INSECURITE DANS LES TRANSPORTS PAR MOTO-TAXI : 300 CAS DE VIOLS SIGNALES EN DEUX MOIS A YAOUNDE

Les chiffres du rapport de police choquent l’opinion publique, ils rendent compte du degré d’insécurité qui caractérise les transports urbains, mettant en danger la vie et l’intimité des femmes.

Entre les mois d’août et septembre 2023, à côté des 900 accidents signalés, le banditisme et la violence s’invitent avec 700 cas d’agressions, 300 viols et 110 détournements d’itinéraires. Des cas souvent relayés par les médias sans véritable réaction des pouvoirs publics. Cette fois, ces chiffres alarmants ont entrainé la prise de parole de Paul Antanga Nji, ministre de l’administration territoriale. L’autorité après avoir rendu ce bilan ténébreux ce 26 septembre 2023 dans la capitale politique, annonce des mesures pour assainir cette activité.

Les présumés auteurs de ces actes criminels se trouvent parmi les conducteurs de moto-taxi, mais aussi parmi certains passagers, les complices des premiers, ceux qu’on appelle les « bacheurs », qui sont assis derrière le passager, potentielle victime. Le détournement d’itinéraire leur permet de voler et de violer leurs victimes. Pour le ministre de l’administration territoriale, c’est en premier dans le fief des bandits déguisés en moto-taximen qu’il faut chercher ces criminels. C’était l’objet de la réunion tenue ce mardi 26 septembre avec les leaders des syndicats et associations de conducteurs de motos à usage commercial, des villes de Douala et Yaoundé, où le phénomène est récurrent.

Ces leaders ont été sommés de se conformer à la loi via l’identification des motos à but commercial par les importateurs, propriétaires, les vendeurs. Identification qui passe notamment par l’immatriculation de la moto et le port obligatoire d’une chasuble. Cette mesure est en réalité partie intégrante de la législation du métier de conducteur de moto-taxi au Cameroun, selon le décret du premier ministre de décembre 2008, sauf que la responsabilité de cette mesure par le passé incombait uniquement ceux qui exercent le métier de conducteur de moto-taxi.

Dorénavant, elle s’étend aux importateurs, aux propriétaires et aux vendeurs. Si les représentants du corps des conducteurs de moto-taxi à cette réunion entendent respecter et faire respecter cette mesure dans leur milieu, les autorités administratives et municipales sont chargées d’y veiller. Les concernés ont jusqu’au 30 octobre prochain pour se conformer à la réglementation.

On se souvient de la major Ndjock Jeanine, agressée mortellement par trois conducteurs de moto-taxi au quartier Kotto à Douala le 12 juin 2023, Alice Monthé a également subi une situation similaire au quartier Sincatex à Douala au mois de février. Ne sont pas en reste les cas d’agression à la gare routière de Mvan à Yaoundé, des situations d’insécurité qui créent la frayeur au sein de la population et qui appelle à des mesures strictes.

Chanelle NDENGBE

 

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