C’est ce qui ressort de la reconstitution des faits, au moment où l’on s’interroge sur la montée vertigineuse des meurtres au Cameroun.
La jeune Tapen Deborah Ange était élève en classe de seconde A4 au lycée bilingue de Dschang. Le 30 décembre 2025, alors qu’elle est sortie de la maison aux aurores pour se rendre aux entraînements de handball, elle n’est pas revenue.
« Ayant fini sa prière avec ses parents aux alentour de 5h30, 5h40 par là, elle se rendait au sport comme elle a l’habitude de le faire malheureusement elle a été accostée par ses bourreaux qui de force l’ont conduite dans cette salle de classe ont abusé d’elle et juste après ils lui ont donné le coup de grâce. Tout porte a croire qu’elle a reconnu ses bourreaux »
explique Guy Serge Béké, commandant de compagnie de gendarmerie de Dschang
C’est un communiqué du directeur de l’hôpital régional de cette localité qui est venu éveiller les soupçons sur la découverte de la dépouille d’une jeune femme abandonnée à l’école publique groupe 3. La famille de Deborah qui ne l’a pas vue rentrer depuis sa sortie matinale est allée certifier qu’il s’agit bien de sa fille.

Lors de la reconstitution des faits du13 janvier 2026, il ressort que deux suspects ont été arrêtés dans cette affaire, le chef de gang consommateur de stupéfiants, ayant des antécédents criminels et probablement voisin de la victime.
« Un consommateur avéré de chanvre et quelques agressions qui sont remontées à notre niveau mais le principal suspect est un habitué des faits il en a fait même une profession il a même déjà fait la prison pour une première fois pour atteinte à la pudeur sur une mineur de moins de 16 ans. »
Indique Guy Serge Béké, commandant de compagnie de gendarmerie de Dschang.
Pour les populations, la recrudescence de la criminalité ambiante exige des mesures strictes.
« Une scène horrible qui ne mérite pas d’être appréciée. Au temp du President son Excellence AHMADOU AHIDJO ce n’était pas si terrifiant, si horrible. Si on pouvait revenir dans le système de trancher dans des cas pareils. ».
s’exprime un riverain.
Deborah s’en va ainsi à la fleur de l’âge, laissant une maman consternée, qui s’est d’ailleurs écroulée lors de la reconstitution des faits. La jeune élève sera inhumée le 17 janvier prochain à Dang par Ngaoundéré.
Chantal Mveng
