A trois semaines de la rentrée scolaire, la ministre des enseignements secondaires, annonce la nouvelle inédite via un communiqué.
Les arts cinématographiques seront dispensés pour la première fois dans des établissements publics du Cameroun. Les établissements pilotes pour le compte de cette année scolaire 2024-2025 sont repartis dans les régions du Centre, de l’Est, l’Extrême-Nord, le Sud et le Sud-Ouest qui reçoivent les dossiers de candidatures depuis ce lundi 19 août 2024.
Le lycée Leclerc à Yaoundé dans la région du centre, le lycée classique scientifique de Bertoua, à l’Est, le Lycée classique et moderne de Maroua à l’Extrême-Nord, le lycée bilingue d’Ebolowa et le lycée bilingue de Molyko à Buéa sont les premiers établissements d’Etat à accueillir la filière des arts cinématographiques dans leurs programmes d’enseignements, selon le communiqué ministériel du 14 août dernier. Les enseignements de cette filière seront dispensés aux élèves du second cycle. Ils feront l’objet d’une série sur laquelle les lauréats du BEPC et du GCE ‘O’ Level pourraient porter leur choix, comme il est coutume de choisir entre les série A et C dans l’enseignement général du système francophone. Aussi, la ministre Pauline Navola Lyonga invite les apprenants intéressés à se rapprocher des établissements pilotes pour déposer leurs candidatures. «Les candidats intéressés titulaires du BEPC et du GCE ‘O’ Level sont invités à se rapprocher des établissements concernés pour s’enquérir des conditions d’admission. Les dossiers de candidature seront reçus dans lesdits établissements du lundi 19 août au vendredi 6 septembre», indique le communiqué.
Cette innovation est saluée par les promoteurs du cinéma camerounais, elle est perçue comme une mesure stratégique pour assurer l’emploi ou l’auto emploi des jeunes et le développement futur de l’industrie cinématographique au Cameroun, domaine générateur de richesse. C’est ce que laisse notamment entendre les responsables du festival Ecrans noirs, partenaire du ministère des enseignements secondaires pour l’introduction des arts cinématographiques dans les lycées. « L’industrie culturelle du 7e art est une niche d’emplois et d’opportunités pour les jeunes », lit-on sur la page Facebook de l’organisation du festival.
C’est également une bonne nouvelle pour les jeunes désireux de faire carrière dans l’industrie du cinéma, même si les avis des parents sont mitigés.
Chanelle NDENGBE
