Le 14 août dernier, le ministre de la santé publique a rendu une note, annonçant la présence des cas de variole du singe (Mpox) au Cameroun, il est donc important de savoir ce que c’est.
Déclarée « Urgence de santé publique de portée continentale » le 13 août dernier par l’organisation mondiale de la santé, l’épidémie est présente dans plusieurs pays du continent africain. Le Cameroun n’en est pas épargné, un communiqué du ministère de la santé publique à la suite de l’alerte de l’OMS informe l’opinion de trente (30) cas suspects, cinq (05)confirmés et deux (02) décès, sur le territoire national. Les populations face à un nouveau combat doivent respecter les mesures prescrites par les institutions sanitaires afin d’en être épargnées.
D’où vient la variole du singe ?
La variole du singe est l’une des plus anciennes maladies au monde et tire ses origines dans l’antiquité, selon des revues scientifiques. Elle remonterait à 10 000 ans avant J.C et aurait vu le jour pour la première fois en Afrique. Elle s’est progressivement repandue dans le monde au point de toucher tous les continents. Au moyen âge elle était considérée comme « endémo-épidemique avec les moins de 18 ans comme principales victimes. Mais la découverte au 19e au Danemark est décisive pour parler d’une endémie dangereuse.
Qu’est ce que c’est donc cette variole du singe?
Aujourd’hui appelée Mpox, la variole du singe est une maladie infectieuse provoquée par l’orthopoxvirus simien. Elle est transmise de l’animal à l’homme principalement à travers les rongeurs (écureuils, rats), mais il faut préciser que la maladie circule désormais chez les êtres humains. Cette transmission est possible par contact avec les lésions cutanées contenant des particules virales ou les muqueuses de personnes infectées. Elle se transmet également par contact avec des matériaux infectés, via des gouttelettes respiratoires d’une personne infectée, ou le contact avec un animal infecté.
C’est à l’époque contemporaine, au Danemark en 1958 que le virus de la variole du singe aurait été découvert. Parallèlement à la découverte, il aurait aussi été isolé à partir des lésions d’une éruption généralisée survenue chez des singes en captivité, d’où le nom variole du singe donné a cette maladie. Il existe deux types de virus Mpox,
» *le clade 1 : souche “historique” du virus, présent dans le Bassin du Congo en Afrique Centrale. Le clade 1b provient du clade 1.
*le clade 2 présent en Afrique de l’Ouest. Le virus qui circule actuellement en Europe, le clade 2b, provient du clade 2 impliqué dans l’épidémie du Nigéria. »
Indique le centre Pasteur.

Le Mpox se manifeste par une éruption cutanée douloureuse, un gonflement des ganglions lymphatiques entraînant fièvre, maux de gorge, céphalées, douleurs musculaires. Elle entraîne aussi des boutons semblables à la varicelle pourtant ne l’est pas, selon le Journal des femmes santé. Face à cette maladie qui détruit des vies, il est nécessaire de la contrecarrer par le moyen de la prévention.
Règles d’hygiène au cœur des méthodes préventives
Face à cette situation, le ministre de la santé publique recommande la responsabilité individuelle à travers le respect d’un ensemble de mesures de l’OMS à respecter. Il s’agit notamment de : Se laver les mains avec de l’eau propre et du savon car les mains sont exposées et touchent à tout. Aussi, il est important d’éviter les contacts avec les autres, porter un masque en présence des autres, veiller à se désinfecter suite à un contact avec un animal. Laver les aliments et les conserver bien cuits, éviter les rapports sexuels non protégés. Éviter le contact avec les animaux malades ou trouvés morts, se désinfecter après avoir pris soin d’une personne présentant des symptômes.
Stopper la variole de singe
Les différents modèles de prévention permettront d’éviter toute contamination indésirée. Bien que la maladie soit contagieuse, les citoyens doivent pratiquer une discipline hygiénique. Si l’on détecte les symptômes chez une personne, elle doit être amenée dans une structure médicale l’on devra appeler de 15 10 afin d’être pris(e) en charge. Aussi, l’isoler pour quelques semaines, laver ses affaires séparément, aérer l’espace du malade sont quelques mesures qui pourraient limiter la propagation du virus.
Womsiepon Christagit (Stagiaire)
