Les premières Dames ont créé une synergie pour la contribution féminine au développement du continent à l’occasion de la 28e édition de leurs assises.
C’est en marge du 37e sommet de l’Union africaine tenue du 17 au 18 février 2024 à Addis-Abeba, que s’est tenue la 28e assemblée générale de l’organisation des premières Dames d’Afrique pour le développement (OPDAD). « Eduquez-la et transformez l’Afrique en améliorant l’accès à la santé et à l’éducation des femmes et des filles africaines au 21e siècle », est le point central du grand rendez-vous des épouses des chefs d’Etats africains.
Sous la supervision de Denise Tshikesekedi, première Dame de la République démocratique du Congo et vice-présidente en exercice de l’OPDAD, plusieurs premières Dames africaines se sont réunies dans la capitale éthiopienne pour mener des réflexions sur la prospérité de l’Afrique par le dynamisme féminin. Les épouses des chefs d’Etats reconnaissent le potentiel féminin dans leurs différents Etats, mais un constat général se pose et constitue un véritable frein au développement de l’Afrique. Il s’agit du difficile accès aux soins de santé et à l’éducation des filles. En effet, les guerres, certaines traditions dont émanent le mariage précoce, le sous-développement de certaines localités rurales et les problèmes liés à l’établissement des actes de naissance font que l’éducation, et les soins médicaux deviennent un luxe pour la jeune fille sur le continent. Elle est pourtant dotée d’excellentes capacités qu’elle peut mettre au profit de la société. L’éducation et la santé qui relèvent de ses droits permettent de nourrir son dynamisme et donc contribuent au développement. L’essentiel des activités de l’assemblée générale de l’Opdad portait ainsi sur la résolution de ce problème et des propositions ont été enregistrées. Plusieurs d’entre ces dernières aideront à solidifier la campagne « We are equal », lancée par l’organisation il y a quelque temps, dans le but de défendre et de promouvoir les droits des femmes et des filles sur le continent.

Trente-sept (37) premières Dames africaines sont à l’origine de l’Opdad. L’organisation était à la base principalement orientée vers les questions de santé avec la lutte contre le VIH Sida, avant de s’intéresser aux autres domaines. Les décisions de l’assemblée générale sont implémentées dans chaque pays participants à travers les initiatives de chaque première Dame, comme Chantal Biya, la première Dame du Cameroun le fait souvent avec sa fondation Chantal Biya. La première dame camerounaise a toutefois comme l’an dernier brillé par son absence à l’assemblée générale de cette édition.
Chanelle NDENGBE
