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MASCULINICIDES AU CAMEROUN EN 2026 : SIX FEMMES BOURREAUX DES HOMMES

Des femmes se sont tristement démarquées depuis le début de cette année en supprimant la vie des hommes avec qui elles étaient en couple.

Lorsqu’on parle de violation du droit à la vie, les femmes sont principalement concernées. Si elles sont en majorité victimes, selon les chiffres de Griote faisant de 28 femmes tuées en 87 jours depuis le début de l’année 2026 au Cameroun, certaines sont auteures de masculinicides. L’on totalise six masculinicides depuis de l’année, le bal s’étant ouvert à Douala en fin janvier 2026.

A Nyalla, Stéphane Fotsé est arraché à la vie par sa concubine

C’est au quartier Nyalla, dans le 3e arrondissement de la ville de Douala que Zaha Fotso a été tué par sa concubine à coup de pierre. Ce drame s’est produit le 17 janvier au retour d’une virée nocturne que le couple (Stéphane Fotsé-Solange Bekono) avait effectué avec une voisine. Sous l’effet de l’alcool et animée par la jalousie, selon les informations recueillies auprès d’une source locale, Solange Bekono a accusé son mari d’infidélité. Elle affirmait qu’elle l’avait vu « sortir des toilettes avec la voisine » au cours de leur virée nocturne, une accusation que Stéphane a nié. Une dispute conjugale a ainsi éclaté et la jeune femme de 27 ans s’est saisie d’une pierre qu’elle a lancée à son concubin. Ayant abondamment saigné, Stéphane a perdu la vie à l’hôpital et sa dépouille a été mise sous scellés pour besoin d’enquête. Mais avant les conclusions de l’enquête, Solange a été interpellée.

A Mboppi, un homme tué par son ex-concubine

Kegne Douglas Armel dit « Petit-pays » fait l’objet du second masculinide que la rédaction de Griote a enregistré. Le jeune homme de 27 ans a été arraché à la vie par son ex-compagne surnommée « Chouchou » au quartier Mboppi. La scène tragique s’est déroulée le 24 janvier 2026 lorsque Petit-Pays est allée demander des comptes à Chouchou parce qu’elle avait une énième fois frappé l’enfant qu’il avait élevé malgré qu’il n’en était pas le père biologique. Petit-Pays avait en effet connu Chouchou enceinte et malgré la séparation, l’enfant continuait à considérer l’ex de sa maman comme son papa. C’est donc pour cette raison que l’enfant est allé se plaindre lorsqu’il a encore été frappé par sa maman. Mais la rencontre entre les ex a dégénéré en bagarre au cours de laquelle Chouchou a poignardé Petit-Pays avec une sonde. Le jeune homme a été déclaré mort à l’hôpital Laquintinie de Douala. Son ex-copine avait été placée en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Mboppi.

A Dimako, un étudiant poignardé à mort par sa copine

La mort tragique d’Alexandre Franck Tsimi Koumnda fait l’objet du troisième masculinicide de l’année 2026.  Agé de 24 ans, l’étudiant de l’école normale supérieur (ENS) de Bertoua, se trouvait à Dimako lorsque le pire s’est produit. C’était dans la nuit du 30 au 31 janvier, l’étudiant se détendait dans un bar avec sa compagne et la sœur de celle-ci. Mais la soirée a viré au drame avec une violente dispute selon des témoins de la scène, la compagne d’Alexandre aurait saisi une bouteille qu’elle a brisée avant de poignarder son compagnon. Tandis que le jeune homme se vidait de son sang, la compagne meurtrière a pris la fuite avec sa sœur. Et pour Alexandre, les secours ne pouvaient plus rien lorsqu’ils sont arrivés. Le jeune homme a été transféré à la morgue puis inhumé le samedi 7 mars 2026.

A Yaoundé, un étudiant meurt dans un coup monté par sa petite-amie

L’argent est le mobile dans ce cas de masculinicide de Yaoundé. L’étudiant en 4e année FSEGA à l’université de Soa a été abattu de trois balles à l’entrée de son domicile. Au cours de l’enquête sa copine a été interpellée. Elle aurait monté le coup pour délester le défunt de la somme de 10 millions. Car le défunt avait confié à sa copine qu’il avait épargné pour lancer une activité génératrice de revenus. La jeune femme a donc été mise aux arrêts tandis les hommes qui ont abattu l’étudiant se sont enfuis.

8 mars sous le sang d’un homme à Nkongsamba

Une tragédie survenue le matin du 8 mars 2026 à Nkongsamba a éteint les festivités liées à la célébration des droits des femmes. Une femme a assassiné son époux policier, le nommé Bengono Mathurin, gardien de paix principal en service au commissariat de sécurité publique de Nkongsamba 3e.  Selon les témoins, de retour du travail au petit matin, le policier qui soupçonnait sa femme d’infidélité, a confronté celle-ci avec des photos sur lesquelles elle était à table avec un autre homme, un « grand de Nkongsamba », selon le reportage de Willy Michael Kingue. De son côté, Mbezele a nié les faits et provoqué une bagarre au cours de laquelle elle a planté un couteau dans le corps de l’homme en tenue. Celui-ci a rendu l’âme sur le chemin de l’hôpital. La présumé meurtrière a été arrêtée pour répondre de ses actes.

A Mbalmayo, un homme marié tué par sa maîtresse en présence de sa famille

C’est une relation extra-conjugale qui a viré au drame dans cette ville de la région du Centre. Dans un triangle amoureux, Essengue Landry a une concubine avec laquelle il a quatre enfants et attend un autre d’elle. D’un autre côté, il y a Christine Ngo Libam qui est son amante. Mais le 17 mars aux environs de 22h, suite au refus de sieur Essengue de passer la nuit avec elle, la femme de 38 ans a débarqué chez lui et lui a administré des coups de poignard en présence de sa famille. Elle a tenté de s’enfuir après son forfait, mais a été rattrapée par les riverains. Elle a été remise aux forces de l’ordre tandis que l’homme de 35 ans a été transféré la morgue. Une tragédie dans laquelle plusieurs compatissent pour la veuve qui devra élever cinq enfants sans leur papa.

Ces crimes rendent compte de l’insécurité qui sévit au Cameroun que l’on soit de sexe féminin ou masculin. Ils imposent de penser des stratégies dans l’éducation au mariage, la sensibilisation sur le respect des droits fondamentaux et sur la gestion de la colère selon des observateurs.

Chanelle NDENGBE

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