C’est celui à qui elle a donné la vie qui lui a ôté la sienne, un effroyable matricide s’est produit dans la ville de Ngaoundéré.
Après une horrible découverte dans la capitale régionale de l’Adamaoua les forces de l’ordre ont réussi à mettre la main sur le bourreau d’une femme froidement tuée. Celui-ci n’est nul autre que son propre fils qui lui a asséné un nombre ahurissant de coups de couteau.
Les faits qui suscitent stupeur et consternation se sont produits au quartier Baladji II, précisément au lieu-dit « fin goudron », dans la nuit du vendredi 12 au samedi 13 décembre 2025. Après la découverte du corps sans vie d’une dame, visiblement tuée au cours d’un cambriolage à son domicile, les enquêtes menées par les éléments de la brigade de recherche de Ngaoundéré ont conduit à trois individus dont le fils de la victime, Abdou, 27 ans. Il a fait des aveux horrifiants desquels il ressort qu’il est le meurtrier de sa mère.
Selon les informations de nos confrères de Cameroun Tribune, de retour d’une soirée au cours de laquelle il a consommé de la « cocaïne », il est arrivé au domicile familial accompagné d’autres hommes, avec l’intention de vider la maison pour financer dit-on, un voyage à l’étranger. Il pénètre dans la sombreur de la maison et pendant qu’il est occupé à dérober les objets de valeur qui s’y trouvent, il est surpris par sa mère. Mais le fait d’être la génitrice du cambrioleur ne la sauvera pas des griffes de celui-ci. « Alors qu’il tente d’emporter des écrans plasma, une bouteille de gaz et un onduleur, il est surpris dans l’obscurité du couloir par sa mère. Pensant avoir à faire à un malfaiteur, celle-ci s’agrippe à ses vêtements en criant au secours. C’est à cet instant que la folie meurtrière s’empare d’Abdou. Il sort un couteau et assène 38 coups à sa mère avant de l’égorger », narrent nos confères de Cameroun Tribune.
Après son horrible forfait, Abdou et ses complices se sont enfuis avec le butin qu’ils ont revendu à un receleur et ont empoché 120 000 franc CFA. Deux jours plus tard, les éléments de la brigade de recherche parviennent à mettre la main sur lui. A date, un complice d’Abdou et le receleur sont aux arrêts tandis que les recherches se poursuivent pour retrouver les autres complices du fils, meurtrier.
Ce drame aussi glaçant que terrifiant suscite un véritable tollé et amène plusieurs internautes à affirmer que la lutte contre la consommation des stupéfiants devrait être la priorité des autorités au Cameroun. Avec ce matricide, le Cameroun compte désormais 70 femmes tuées en 344 jours pour l’année 2025, selon les chiffres de Griote.
Chanelle NDENGBE
