MEURTRE DÉGUISÉ EN NOYADE D’UNE ENFANT À YAOUNDÉ : QU’EST-CE QUI S’EST PASSÉ ?

Quatre personnes ont été interpellées suite aux résultats de l’autopsie qui indiquent que la fillette de moins de 2 ans n’est pas morte par noyade comme on a voulu le faire croire à ses parents. 

Dans une vidéo devenue virale sur la toile, on la voit pleine de vie, manipulant un piano en chantonnant, la petite Iris Victoria Moussa Memoussa, était la fille du directeur général de Camwater, le Dr Blaise Moussa. Les obsèques de cette enfant se tiennent ce lundi 24 févier 2025 dans la ville de Bertoua, après son décès tragique « déguisé » en noyade le 21 février dans la maison familiale au quartier Bastos, à Yaoundé alors que ses parents étaient absents.

Le couple Moussa de retour d’un bref voyage, a trouvé leur enfant décédée. Malgré la scène de noyade dans la piscine évoquée par les employés de maison, une enquête a été ouverte, marquée notamment par la réalisation d’une autopsie instruite par le procureur près le tribunal de grande instance du Mfoundi. D’après les informations véhiculées, les résultats de cette autopsie contredisent la thèse de la noyade. Le rapport médico-légal indiquerait que l’enfant n’a aucune trace d’eau dans ses poumons. Par conséquent, elle n’a pas pu mourir par noyade. Par contre, elle présente bel et bien des signes qui peuvent expliquer son décès. Il s’agit d’une fracture à l’arrière du crâne et d’un coup violent au front qui aurait fendu la frontanelle.

Ce sont ces situations qui auraient donc conduit à la mort de la petite Iris. Sa dépouille aurait ensuite été jetée dans la piscine pour maquiller le crime. A cet effet, quatre employés de maison  dont deux nounous, une ménagère et une cuisinière sont en exploitation à la division régionale de la police du Centre à Yaoundé. Par ailleurs, les enquêtes préliminaires décèlent déjà une principale présumée coupable. Selon des indices recueillis par les enquêteurs notamment grâce aux conversations téléphoniques et par messagerie, une femme de ménage en colère aurait violemment frappée la nuque d’Iris avec son téléphone de marque Nokia, afin de punir la fillette d’avoir cassé ledit téléphone. Ayant constaté qu’Iris était inerte, la femme de ménage en question aidée d’une collègue aurait ensuite jeté la fillette dans la piscine pour faire croire à une noyade.

C’est une histoire qui créé l’émoi au sein de l’opinion publique, mais suscite encore de multiples interrogations. Sur le Meta, plusieurs se demandent comment la présumée meurtrière n’a pas craint ses patrons haut-placés? Comment a-t-elle pu camoufler ce crime sans envisager d’être trahie par l’exploitation des caméras de vidéo surveillance, Qu’en est-il de ces vidéos? Existent-elles? Que montrent-elles clairement concernant la mort de la petite ? Telles sont les questions qui ressortent chez plus d’un. L’enquête en cours permettra probablement de trouver des réponses à ces multiples questions et de faire la lumière sur le décès tragique de la petite Iris. Elle s’en va ainsi avant d’avoir soufflé sur sa deuxième bougie.

Chanelle NDENGBE

 

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