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NON-ASSISTANCE À PERSONNE EN DANGER: LE CAS DE L’INCENDIE MORTEL D’AWAE

Le drame du 22 juillet a causé la mort de sept enfants d’une même famille, dont le plus jeune avait 2 ans. 

La tragédie du village Essaminchang à Elat, arrondissement d’Awae, dans la région du centre créé la stupeur. L’histoire est celle de la nuit noire. Le lundi 22 juillet 2024 aux environs de 2h les flammes ont envahi le domicile de sieur Ebole Salomon. D’après les informations recueillies, cette nuit, la maîtresse de maison, une dame du troisième âge, vendeuse d’essence a reçu la visite d’un chauffeur dont le véhicule était en panne sèche. Au cours de cette visite, pendant que le client Zé Raphael remplissait son réservoir, la jeune fille qui servait va inconsciemment laisser tomber la lampe tempête qu’elle tenait pour l’éclairage, ce qui va brusquement déclencher le feu.

Le feu s’est très vite propagé dans la maison surprenant dans leur sommeil, les jeunes occupants, petits-enfants de la vendeuse d’essence, âgés entre 2 et 20 ans. Face à cette situation, le client de la nuit n’a pas porté secours aux habitants. Il a choisi de s’enfuir laissant celle qu’il a tiré de son sommeil pour le servir, essayer tant bien que mal de sauver les siens. La population alertée par les flammes a fini par intervenir, les sapeurs-pompiers ont été contactés, mais un bilan cruel n’a pu être empêché. La maison contenant enfants et adolescents s’est consumée totalement. L’habitation en matériaux provisoires a disparu sous les flammes.

Sept des huit enfants qui étaient en vacances chez leur grand-mère sont décédés. Adrien Ngaba Amougou, 2 ans, Stephane Amougou Amougou, 8ans, Cabrel Njike, 8 ans, Urielle Mengue, 10 ans, Pagou Amougou Amougou, 12 ans, Willy Yene Amougou, 12 ans et Dorothée Mbega, 20 ans s’en sont allés ainsi tragiquement allés. Le petit Emmanuel Amougou et sa grand-mère sont les seuls rescapés en soins intensifs.

Cette tragédie interpelle les consciences sur la non-assistance à personne en danger. En effet, l’omission de porter secours est puni par l’article 283 du code pénal camerounais qui dispose:

« Est puni d’un emprisonnement de un mois à trois ans et d’une amende de 20.000 à 1 million de francs ou de l’une de ces deux peines seulement celui qui s’abstient de porter à une personne en péril de mort ou de blessures graves l’assistance que, sans risque pour lui ni pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle, soit en provoquant un secours. ».

La loi est donc claire à ce sujet, pour le cas d’Awae le refus de porter secours pourrait faire intervenir la justice.

Chanelle NDENGBE 

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