La levée de corps de l’étudiante de 18 ans en première année de droit s’est tenue cette matinée du vendredi 4 octobre, ses camarades réclament justice.
A 9h passé de 46 minutes, la dépouille de Waliza Oumarou a quitté l’hôpital de la caisse nationale de prévoyance sociale(CNPS) de Garoua, soit trois jours après son meurtre. Dans ces moments d’intense douleur, en plus de sa famille, a été remarquée la forte présence de ses camarades. Les étudiants de la faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP) de l’université de Garoua ont déclaré cette journée « vendredi noir » pour porter le deuil de leur camarade précocement arrachée à la vie.
Etudiantes et étudiants ont bravé la violente pluie de cette matinée pour assister à la levée de corps de Waliza, tuée le mardi 1er octobre par des individus à bord d’une moto alors qu’elle longeait le quartier plateau en compagnie de sa sœur aînée. En dehors du domicile de la jeune fille, le deuil se vit aussi au sein du campus de l’université de Garoua, particulièrement à la faculté où la défunte était inscrite au niveau 1. Ses camarades ont déclaré ce vendredi «Vendredi noir » à la FSJP pour lui rendre hommage, mais aussi pour manifester leur indignation face à son assassinat et exiger que justice soit faite. «Nous réclamons justice pour Waliza !», clamaient les étudiants selon des sources locales. D’après les mêmes sources, des opérations de rafles auraient été opérées dans les quartiers à l’instar de Roumdé afin de repérer d’éventuels suspects.
Par cette revendication de justice, ses camarades voudraient prévenir des récidives éventuelles, les personnes de sexes féminin étant particulièrement exposées. A rappeler que la jeune Waliza est la 51e femme tuée en 293 jours au Cameroun.
Chanelle NDENGBE
