PARI RÉUSSSI À DOUALA POUR LEMFI AVEC « SHE LEADS », PROGRAMME D’ÉPANOUISSEMENT AU FÉMININ

La soirée baptisée « She leads » organisée en sa 2e édition par Lemfi, à Douala a édifié les femmes sur divers plans, pour les outiller au leadership. 

« She leads », en français, «elles dirigent » c’est le prestigieux programme que Douala, capitale économique du Cameroun a accueilli le soir du 12 avril 2025. Organisé par Lemfi, la plateforme de réception d’argent en Afrique depuis le Canada, l’Europe et les États-Unis, ce programme a été riche en édification et en émotions par son ambiance et les échanges organisés autour des panels et ateliers sur divers sujets de la vie active.

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She leads parle aux africaines de beauté et de confiance en soi

Parce que l’apparence de la femme est indéniablement une source de bien-être, de stress ou de complexe, la question de la beauté et de la confiance en soi a ouvert le bal des discussions autour du thème « Révéler sa beauté affirmer sa confiance au-delà des standards ». Un panel animé par Nancy Mouten et Esther Moth, respectivement communicatrice et diplômée en finance, toutes deux passionnées de mode. Sous la modération du journaliste Aimé Moukoko, les deux panélistes ont débattu sur le sujet, évoquant les standards et normes contradictoires de beauté. Les panélistes sont d’accord sur le fait que la beauté est tout d’abord intérieure. Cette beauté est aussi importante que la beauté extérieure en ce sens où les femmes peuvent paraître belles aux yeux de la société sans avoir confiance en elles. Il faut donc développer la beauté intérieure de façon à avoir cette confiance en soi qui ne dépend pas du regard d’autrui.

«Moi je suis d’avis qu’une femme doit être à l’aise avec son corps, parce qu’il y a des critères qu’on ne peut pas changer, la nature te donne ce qu’elle veut … si on a des défauts, il faut les accepter et essayer de changer dans la mesure du possible et avancer. Et ceux qu’on ne peut pas changer, il faut tout simplement les accepter et trouver des qualités à mettre en avant, parce que c’est une balance», déclare Nathalie Mouen à notre micro. Parce que le panel c’était aussi les échanges avec le public, il ressort des contributions, l’importance de l’assumation par la femme africaine de son identité pour être belle loin des stéréotypes qui tendent à pousser certaines à se dénaturer au péril de leur santé. « L’idée que j’émets, c’est l’idée de la femme africaine qui revient aux sources, la femme africaine qui s’assume … dans son physique, dans son identité. L’idée de la femme africaine qui assume son afro, qui assume sa couleur de peau. Revenir à cela va nous libérer un peu de certains stéréotypes, de certains standards. Et lorsque vous êtes libérez, vous avez plus de confiance en vous», affirme Stella Mekom, communicatrice professionnelle.

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En entrepreneuriat, on doit briser le plafond de verre

She Leads a également pensé au grand élément d’autonomisation des femmes qu’est l’entrepreneuriat. Un domaine certes convoité, mais envers lequel des femmes sont réticentes, certaines parce que les premières expériences n’ont pas été roses et d’autres parce qu’elles ne se sentent pas capables. Pour encourager les femmes à vaincre cette peur de l’entrepreneuriat et briser le plafond de verre parfois imposé, Naomi Dinamona Mbakam, promotrice de Leelou Baby food et Mama Kamite, promotrice de Mmmh-La crêperie sont les entrepreneures expérimentées qui ont galvanisé le public durant le panel «Entreprendre-briser les limitations, les clés du succès ». Les panélistes ont raconté leurs parcours inspirants, le courage et la détermination qui leur ont permis de transcender les limites qui se sont présentées sur leur chemin. Maman Kamite a été interpellée sur l’opportunité de faire une crêperie dans un environnement qui l’accepterait difficilement, elle a fini par s’imposer. Quant à Naomi, elle a commencé à être de plus en plus sollicitée pour la nourriture à base de produits locaux qu’elle faisait au départ pour son bébé, il était donc question de penser entreprise. Le business plan monté il fallait une somme importante pour se lancer, une limite qui a été brisée grâce au crowdfounding de sa communauté sur internet. « Nous avons donc initié une levée de fonds sur Instagram et c’est comme ça que l’entreprise Leelou Baby food est née », raconte l’entrepreneure.

A côté de la limitation liée aux financements, nos deux panélistes ont aussi brisé la limitation liée à la formation académique. Pour elles, la clé du succès réside surtout dans l’amour qu’on a pour ce qu’on fait.

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Comment s’épanouir et impacter en tant que femme artiste ?

C’est une question qui a fait l’objet du panel « Art et culture- s’exprimer-impacter-exister ». Pour l’animation de ce panel, étaient sur le podium Tima, une franco camerounaise passionnée de culture et Joys Sa’a, artiste musicienne, comédienne camerounaise. Alors que sa famille ne voyait pas d’un bon oeil son intérêt pour les arts et particulièrement la musique sa passion, elle n’a pas abandonné ses rêves. Après une notoriété acquise dans la comédie, le public découvre ses talents de chanteuse. Et parce qu’elle voulait impacter, impressionner, elle a décidé d’aller se former. En plus de la formation, Joys Sa’a voulait faire quelque chose de différent, cette particularité, elle l’a trouvée en puisant dans ses origines, d’où ses chansons en Yemba, langue parlée dans le département de la Menoua, région de l’Ouest, d’où elle est originaire. « Je me suis dit qu’il n’y a pas mieux que les Français pour valoriser la langue française, pas mieux que les Anglais pour valoriser l’anglais, et qui va valoriser nos langues ? J’ai donc décidé de chanter en Yemba … les émotions se transmettent », affirme l’artiste. Tima pour sa part a proposé que la femme ait son espace afin de s’exprimer. Qu’elle se déconnecte un peu de la pression familiale, de la pression sociale pour puiser au fond d’elle et impacter le monde à travers sa créativité.

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La soirée She Leads by Lemfi a également donné l’occasion de discuter de la visibilité et l’impact de l’influenceuse réinventée avec une intervention de la vidéaste et YouTubeuse Paris Batonda. La jeune femme explique que la personne dite influente doit puiser au fond d’elle pour avoir une empreinte remarquable, ce qui implique la véracité des contenus, loin des univers fabriqués. She Leads s’était aussi un atelier. Avec dame Elisabeth Leila, fondatrice de Hermedias and CO, les femmes ont appris comment réussir à monter un business avec un petit budget. Des étapes ont été expliquées, notamment la matérialisation de la pensée sur écrit, la détermination de la cible, ou l’innovation, l’élaboration d’un plan d’entreprise comme devraient s’y atteler les bénéficiaires de la subvention offerte par Lemfi.

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Lemfi épaule les femmes entrepreneures avec une subvention de 1 250 000fcfa cfa

Cette soirée d’envergure avec panels et un atelier, tous animés par des femmes inspirantes étaient bien plus qu’impactante. Si l’on se demande pourquoi cette connexion entre Lemfi et la gent féminine « le but c’est de faire du bien aux femmes, nourrir leur cerveau … », pour reprendre Tamrath Guedou, la directrice régionale Afrique francophone de Lemfi. C’est un pari réussi au regard des réactions des participantes et intervenantes à cet évènement. « C’est un projet à féliciter, c’est un projet qui encourage la femme, qui rebooste la femme, qui accompagne les jeunes et les femmes, qui donne des opportunités. Lemfi , c’est du lourd »,  a réagi la communicatrice Stella Mekom à la fin de la soirée. Lemfi s’est également illustré par l’accompagnement financier des entrepreneures en initiant l’accompagnement de quatre femmes de l’association Women on the move for equal development (Womed) à hauteur de 1 250 000fcfa. « Nous sommes très engagés pour ce que Lemfi est venu faire au Cameroun parce que mon association a été choisie pour bénéficier d’une subvention d’un million deux cent cinquante mille francs au bénéfice de quatre femmes qui ont présenté leurs projets et qui vont donc pouvoir améliorer leurs activités de revenus grâce à cette subvention. », déclare Adakou Apedo-Amah, présidente de Womed. « Pour les femmes qui ont recu des subventions à Yaoundé, ce sont des familles que nous accompagnons » a renchéri Tamrath Guedou.

Cette édition de She leads succède à une première édition qui s’est tenue en mars dernier à Paris et à peine terminée, une troisième édition est vivement attendue par les participantes qui ont hâte de revivre une soirée aussi impactante.

Chanelle NDENGBE

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