Un rapport pour une période de l’année 2024 révèle que les femmes et les filles sont concernées à 57% par les cas de disparitions liées aux enlèvements au Cameroun.
Il ne se passe un jour sans qu’un avis de recherche ne circule sur les réseaux sociaux au sujet des disparitions des enfants ou des adultes. Cet état de chose permet de ne pas trouver exagérer le chiffre évoqué à l’issue de certaines investigations et qui est de plus de 200 personnes enlevées au Cameroun au cours de l’année 2024 avec un trombinoscope des disparus qui rend davantage compte de la gravité de cette situation.
57% de femmes disparues entre juillet et août 2024
Le rapport des disparitions survenues entre juillet et août est livré en répartition géographique dans un trombinoscope livré par le magistrat Xavier Ovono Ondoua. Selon ce rapport les personnes de sexe féminin représentent 57% des cas d’enlèvement contre 43% chez les hommes. Ledit rapport précise aussi les différentes tranches d’âge concernées par les disparitions pour cette même période. Les personnes disparues sont âgées entre 3 et 35 ans. La tranche adulte 30-35 ans représente 29% et celle des adolescents 15-17ans représente 9% des cas de disparitions non élucidées. Les personnes âgées entre 4 et 13 ans quant à elles enregistrent un taux de disparition de 2 à 7%. De facon globale, les régions concernées par ces disparitions sont le Littoral en tête avec 16 disparus, le Centre (08 cas), l’Ouest (04 cas), le Sud (02 cas). Les régions de l’Adamaoua, l’Extrême-Nord et du Nord enregistre chacune 01 cas de disparition. Tel est le tableau sombre des disparitions principalement liées aux enlèvements entre juillet et aout 2024, dont les femmes et filles sont principales victimes.
Entre les cas tristement résolus et les cas en suspens
La rédaction de Griote est régulièrement mise au courant de nombreux cas de disparitions depuis plusieurs années. Ces personnes sont enlevées dans la rue, sur le chemin de l’école, du travail, à la sortie des lieux de loisirs, en rentrant ou en sortant de leur domicile. Plusieurs sont jusqu’ici source d’angoisse pour leurs familles. C’est le cas d’une jeune femme dont la disparition a fait écho en août 2024. Alida avait été vue pour la dernière fois à la sortie d’une boîte de nuit au quartier Bonanjo à Douala, le 10 août 2024. La famille cherchant secours auprès des médias et de la police avait été recommandée de ne plus en parler aux journalistes afin de ne pas compromettre l’enquête, avions-nous appris de source familiale.
Il convient également de parler d’une jeune fille dont la disparition fait écho en ce moment sur le Meta. Dans la note vocale de S.O.S que les ravisseurs ont fait envoyer aux parents de la victime, ils réclament une rançon de cinq millions de francs cfa contre sa vie. Dans certains cas, ce sont les dépouilles des concernées qui ont été retrouvées. Akono Anna Claira est parmi ceux-ci. Enlevée le 4 décembre 2024 à Mfou par des individus qui exigeaient une rançon de 600 000 FCFA, le corps sans vie de l’adolescente de 15 ans a été retrouvé le 12 décembre à Yaoundé, une source familiale nous révélait qu’elle avait été violée avant d’être tuée par ses ravisseurs. Ces derniers avaient été arrêtés et présentés quelques jours plus tard à la presse. La mort est le même sort qui a été réservé en ce début d’année à Darolle, jeune femme de 27 ans partie de Douala pour Kibri afin de répondre à une fausse offre d’emploi présentée sur les réseaux sociaux. Darolle était donc tombée dans le piège de ses ravisseurs, ces derniers dont ferait partie son ami exigeait à la famille une rançon de 200 000 FCFA. Cette demande de rançon avait circulé sur les réseaux sociaux, d’ailleurs considérée par plusieurs comme une tentative d’escroquerie. Aussi est-il que le corps sans vie de la jeune femme a été retrouvé dans la ville de Kribi et sa famille l’aurait récupéré le samedi 18 janvier 2025.
On ne saurait tous les citer ces nombreux cas de disparition. Mais le constat de l’insécurité régnante dans les villes du Cameroun est établi, les femmes et les enfants en payent le lourd tribut. A dire qu’il est urgent d’instaurer des mesures efficaces pour protéger les populations du Cameroun déjà fortement accablées par la vie chère et le chômage particulièrement chez les jeunes à en juger de récents rapports de l’Institut national de la statistique.
Chanelle NDENGBE

C’est vraiment déplorable, la deterioration de notre tissue social est due essentiellement au manque de compétence et de vision prospective par des dirigents incompetents et illégitimes, très certains de ce que, l’impunité dont ils jouissent, leur garantit une impertubable quietude en cas de fraude, de détournement, d’inertie face aux souffrances du peuple, même en cas d’assassinat. Et cette poignet de jouisseurs tient le peuple enchaîné en distillant :
– la peur, les emprisonnement après des procès tronqués,
– la drogue qui fabrique de nouveaux monstres sans conscience pour tuer, eleven et violer,
– le sex rendu vulguaire pour avilir et orienter les besoins du peuple vers des préoccupations truviales qu’intellectuelles.
Bref, la décripitude actuelle est un système bien pensé.
Les hommes et les femmes épris de paix et de dignité pour notre peuple ont le devoir de conscientisation et d’organisation du peuple pour la riposte et le redressement de ces tares.