Avant de passer à l’acte, le père incestueux a déclaré à sa fille qu’elle est dorénavant sa femme.
L’histoire qui dépasse tout entendement s’est produit dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 janvier 2025, dans la demeure de la famille Nguigoua Tati, au quartier 2 à Bangangté, département du Ndé, région de l’Ouest. Il s’agit du viol d’une adolescente par son père présenté comme un tradi-praticien, un crime que le père bourreau justifie par un travail de délivrance.
C’est en frappant sa fille de 13 ans avec une machette que sieur Patrice Nguigoua Tati est parvenu à ses fins criminelles.
« Il m’a privée de sortir de sa chambre. Il m’a dit : déshabilles-toi. Première fois, j’ai fait la tête dure, deuxième fois, c’est là qu’il prend la machette, il me dit : tu vas faire tout ce que je dis. A partir de maintenant tu deviendras ma femme »,
témoigne la jeune victime au micro de Canal 2. Le charlatan a donc abusé de sa fille après l’avoir ligotée et s’est ensuite adonné aux stupéfiants selon sa fille puis lui a intimé l’ordre de l’appeler « bae».
« Quand il m’attache, il couche avec moi, il descend, il fume plus de 3 qualités de stupéfiants. C’est là que je dis s’il te plait papa détache moi. Il me dit : attends, il me dit ne m’appelle plus papa, appelle moi bae »,
relate l’adolescente qui a été conduite dans une formation hospitalière après le fait. La maman de la victime la nommée Chantal a assisté impuissante à la scène. Elle dit avoir appelé les voisins à l’aide, mais personne n’est venu par crainte du charlatan. Ce dernier explique son acte par la volonté de délivrer sa fille qui serait possédée. Un esprit qui serait sa mère. « Oui elle était possédée, depuis elle a même changé physiquement. Voilà pourquoi comme j’ai constaté cela et que je fais aussi les produits traditionnels, j’ai décidé de travailler sur ma fille. Voilà pourquoi ils ont utilisé le terme que j’ai violé ma fille. Ma fille m’appelle bae parce que j’ai vu que c’est Chantal qui est dans mon enfant. J’ai dit que ne m’appelle plus jamais papa », prétexte le mis en cause. Capturé par les éléments du commissariat de sécurité publique de Bangangté et traduit devant la justice, il attend le sort que la justice lui réserve.
C’est une mineure de plus, victime d’abus sexuel en janvier 2025, après le viol collectif perpétré en début du mois sur deux mineures dans la région de l’Est, dont l’une de 14 ans face à son frère qui a été assassiné en essayant de la sauver. Ce drame soulève la problématique de l’insécurité des femmes et filles face aux leurs et impose des mesures urgentes de protection.
Chanelle NDENGBE
