Une intervention de l’unité de secours de l’armée après le signalement d’un avortement à Bamenda a conduit à l’effroyable découverte qui met en cause deux personnes, dont la maman du bébé.
Suite à une alerte lancée dans la ville de Bamenda, la capitale régionale du Nord-Ouest, les éléments de l’unité de secours de l’armée sont descendus sur le terrain où ils ont découvert le corps sans vie d’un bébé-fœtus. Un petit être qui aurait pu naître normalement dans quelques jours, et pour qui justice est en cours avec l’arrestation d’une femme et d’un homme.
Une femme interrompt 8 mois de grossesse et jette le bébé…
Les faits pour lesquels l’unité de secours de l’armée a été alertée se sont produits à Banja Street, Nkwen. Selon des médias locaux, ce sont les voisins d’une dame de 31 ans qui, après avoir aperçu du sang à sa porte, ont signalé la situation aux autorités. La femme aurait été soumise à un interrogatoire en fin de week-end dernier avant que les secours de l’armée ne se mettent à l’œuvre pour retrouver le bébé.
C’est donc après l’exploitation de la trentenaire que le corps du bébé a été retrouvé dans les toilettes publiques de Banja Street, ce lundi 10 août 2026. Un seau d’eau rempli de sang et des traces de sang ont été observés tout au long du chemin menant au lieu où gisait le cadavre du petit être. C’est un bébé qui aurait pu, dans quelques jours ou quelques semaines, venir normalement au monde, car c’est à huit mois que sa maman l’a illégalement expulsé de son ventre.
Selon les témoignages locaux, cette femme avait tenté de cacher sa grossesse pendant tout ce temps, malgré son changement physique. «Quand on lui demandait si elle était enceinte, elle niait toujours », informe une source locale. Elle portait justement des kabas pour dissimuler son ventre.
C’est le même discours qu’elle a tenu dans un premier temps à la police judiciaire où elle a été conduite. Elle a nié à la fois avoir été enceinte et avoir pratiqué une interruption volontaire de grossesse. Coincée au cours de l’interrogatoire, elle a fini par faire des aveux. Elle déclare avoir acheté des médicaments samedi dernier auprès d’un vendeur. Elle prétend que les médicaments étaient destinés à traiter des douleurs abdominales dont elle dit souffrir.
Pour mettre la main sur le vendeur, les enquêteurs ont mis en place un piège selon lequel la jeune femme devait contacter ce vendeur et lui faire croire que les douleurs abdominales persistaient afin qu’il lui procure d’autres médicaments. Lorsque l’homme est arrivé au lieu du rendez-vous, il a été interpellé puis conduit à la Police judiciaire pour exploitation, où il a été retenu.
La femme aurait été conduite dans une formation sanitaire pour prévenir d’éventuelles complications. À la suite de cette prise en charge sanitaire, elle devrait être placée en garde à vue, selon les autorités.
Chanelle NDENGBE
