La trentenaire arrêtée près de trois semaines après l’enlèvement du nouveau-né au domicile de ses parents, a déclaré qu’elle voulait aider le bébé.
La femme qui a été arrêtée pour vol de bébé se prénomme Priscilla, elle est âgée de 38 ans. Le commissaire de police qui a dirigé les enquêtes visant à la retrouver a déclaré à la presse que l’enquête s’est ouverte lorsque la famille du nouveau-né a porté plainte le 7 janvier dernier.
Catherine, mère du bébé parlant des circonstances de l’enlèvement explique qu’elle a rencontré Priscilla au centre de santé du district de Bambui. Les deux femmes auraient sympathisé et Priscilla lui a promis de lui rendre visite avec un présent pour le bébé. C’est ainsi que le mardi 7 janvier 2025, Catherine reçoit la visite de Priscilla, venue avec du savon les deux dames passent du bon temps, partagent un jus. Selon le récit de la maman du bébé, tandis qu’elle est allée acheter du lait, la visiteuse en a profité pour emmener le nourrisson. Après constat de la disparition du bébé et de l’étrangère, la nouvelle maman a alerté la police.
Des jours sont passés, la maman n’avait pas la moindre nouvelle de son bébé, elle vivait dans une profonde angoisse et le sommeil devenait impossible. « Je n’ai pas pu dormir. J’ai prié tous les jours. J’ai même maudit cette femme qui m’a pris mon bébé », a-t-elle confié.
Après avoir fait courir la police pendant plusieurs jours et alimenté l’angoisse dans la famille du nouveau-né, la voleuse présumée a été arrêtée le 30 janvier à Up station, dans le 1er arrondissement de la ville de Bamenda. Le bébé a été récupéré et remis aux siens. Interrogée sur les mobiles de cet acte ? La femme a répondu avec beaucoup de difficulté qu’elle voulait aider l’enfant. «J’ai vu l’état de l’enfant (…). L’enfant est né et il n’allait pas bien. », a-t-elle déclaré. La suspecte serait une commerçante qui depuis une fausse couche dans le passé, n’arrive plus à concevoir, selon ses déclarations. Est-ce un mobile non avoué de cet acte criminel ? Difficile à affirmer. Elle devra répondre devant la justice.
Chanelle NDENGBE
