La sexagénaire française a succombé aux blessures à elle infligées lors d’une agression dans un quartier réputé dangereux à Douala.
Martin Valérie Réné Michèle, 60 ans a succombé aux blessures infligées par ses agresseurs dans la nuit du 13 au 14 novembre 2024 au lieu-dit « ancienne 3e », zone commerciale près de Akwa. Selon les informations que nous avons recueillies sur le terrain, la sexagénaire a été agressée à l’arme blanche.
L’incident s’est produit nuitamment mercredi, alors que les commerçants avaient déjà quitté les lieux. Accompagnée d’un homme de 71 ans, la victime a été interceptée par des brigands devant la pharmacie St Laurent. Les malfaiteurs se sont jetés sur leurs proies exigeant de l’argent et des objets de valeurs, elle aurait opposé résistance. C’est dans cet élan que Martin Valérie a été poignardée à l’arme blanche à plusieurs reprises avant de s’écrouler sur le goudron. Selon le gouverneur de la région du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, elle a succombé à l’hôpital Laquintinie de Douala où elle avait été conduite d’urgence. Le responsable administratif informe que six suspects ont été interpellés dans le cadre de l’enquête.
«Une fois alertés, nos forces de l’ordre organiseront une patrouille qui à ce jour a permis d’interpeller avec la collaboration des populations dudit quartier, six sur dix qui sont passés aux aveux »,
a-t-il renseigné.
C’est une situation d’insécurité qui a fait réagir le consul de France à Douala. Annonçant le décès de la sexagénaire, le diplomate invite ses compatriotes domiciliés à Douala à faire d’une preuve de prudence notamment en évitant de marcher nuitamment dans les rues.
«Le Consulat général réitère ses recommandations qui sont : d’éviter de marcher le soir dans les rues de Douala, y compris dans les quartiers dits résidentiels. D’éviter d’exhiber tout article de valeur ou de nature à attirer l’attention (sac à main, téléphone, montre bijoux, appareil photo, etc.), de ne jamais porter sur soi d’importantes sommes d’argent. En revanche, il peut être utile de disposer de quelques billets et pièces qui pourront être remis sans délai et sans hésitation, en cas d’agression (…) »,
a recommandé le consul Jean-Charles Ledot.
Des mesures qui s’imposent à l’ensemble des personnes vivant dans la capitale économique où l’insécurité est grandissante. Face à cette situation alarmantet le gouverneur de la région du Littoral rassure les riverains de l’efficacité de la collaboration des forces de l’ordre et les populations pour mettre hors d’état de nuire les malfaiteurs.
«La situation est sur contrôle, mais que tous ceux qui s’apprêtent à commettre d’autre assassinats se ravisent. Ils seront toujours pris parce que la collaboration est franche avec nos populations, et nous tenons une fois de plus à dire que cette ville est une ville où les uns et les autres doivent mener leurs activités en toute quiétude »,
déclare le patron de la région du Littoral.
Dame Martin Valerie venait depuis plusieurs années à Douala pour rendre visite à son compagnon selon une source policière, elle etait membre de l’association Yaga yogo depuis six ans « femme simple, respectueuse, altruiste et très estimée de tout le monde », témoigne une note de l’association.
Au tout début du mois de novembre, deux femmes camerounaises ont été tuées à Douala, l’une jetée à la poubelle et l’autre mortelle agressée au seuil de son domicile. Des crimes qui rallongent la liste des femmes tuées à 65 en 341 jours au Cameroun selon la comptabilité de Griote.
Chanelle NDENGBE
