Le jeune élève de la classe de 3ème n’a pas supporté les propos dénigrants à l’endroit de sa maman.
Il a utilisé une lame de rasoir pour entailler le visage de son camarade. Mais plus de peur que de mal, ce dernier a été admis en soin et se porte mieux.
Pas de mort…
Contrairement à ce qui a été relayé sur les réseaux sociaux annonçant le décès de cet élève blessé, il n’en est rien. Malgré la blessure qu’il porte à la joue, le médecin l’a laissé retourner à la maison après les soins.
«Il n’y a pas eu mort d’homme au lycée de Ndog-Hem, les élèves ont bagarré et l’un a été grièvement blessé du fait d’une arme blanche. Son père était là ce vendredi matin et a attesté que l’élève a bien dormi et il sera là lundi parce qu’un conseil de discipline extraordinaire a été convoqué», affirme Marie Hortense Ngono, censeure dudit établissement.
Il s’agit d’une bagarre impliquant 3 élèves de la classe de 3ème allemand du lycée de Ndog-Hem, situé à pk 12 dans la ville de Douala. La scène lamentable avec des allures d’un «retour» s’est déroulée ce 14 janvier dans une salle de classe de l’établissement.
L’élève auteur de la blessure
La pomme de discorde…
D’après les affirmations de Marie Hortense Ngono, le problème a commencé depuis la semaine dernière à la suite d’un prêt de 100f non remboursé totalement et d’une insulte infligée à la maman de l’un de ces élèves.
Le jeune qui a blessé son camarade de classe lui reprochait donc, d’avoir traité sa maman de moins que rien, parce qu’il se rend à l’école à pied.
«Avant-hier les élèves ont commencé à bagarrer à l’extérieur. Une bagarre consécutive à un incident. Ils rentraient de l’école la semaine dernière, et ils ont emprunté une même moto à trois. En cours de route l’un d’eux a provoqué leur camarade du fait qu’il marchait à pied et que sa maman ne lui avait pas donné l’argent pour emprunter une moto », raconte la censeure.
Courroucé, et encouragé par ses autres camardes, le jeune élève de 13 ans n’a pas voulu passer l’éponge. «Dans ces provocations s’en est suivi la première bagarre et c’est le gardien qui les a séparés», poursuit Dame Ngono.

La scène de violence était alors loin d’être à son terme
Le lendemain alors que son camarade ne s’y attendait pas, il est parti de la maison avec une lame de rasoir. Il l’a dissimulée et a traversé les surveillants à l’entrée de l’école. «C’était prémédité en ce sens que, nous avons remarqué que cet élève avait caché la lame. Et au moment de la bagarre, il a fait une grande entaille sur la joue de son camarade ».
Le camarade agressé s’en est sorti avec une profonde blessure au niveau de la joue et a perdu beaucoup de sang. L’infirmière du lycée l’a pris en charge, faisant un pansement pour réduire le saignement avant de le conduire dans un centre hospitalier.
«A l’hôpital le médecin a affirmé que les vaisseaux sanguins ont été rompus. Après les soins, il a jugé bon de ne pas le garder, parce qu’après tout c’était une blessure. L’entaille était profonde, mais il a reçu des soins adéquats et il est rentré chez lui avec son père».
Pas d’interpellation policière mais un conseil de discipline extraordinaire
«Nous avons pour vocation de protéger nos élèves, ils ne doivent pas être exposés de la sorte». Ce dernier a été entendu avec les témoins de la bagarre ce vendredi après-midi pour que soit préparé le conseil de discipline extraordinaire de lundi prochain.
«L’agresseur n’a pas été interpellé, parce que nous sommes régis par un règlement intérieur, qui prévoit un conseil de discipline, c’est ce qui sera fait lundi. Nous avons convoqué ses parents. Et il a commencé à être entretenu par les services spécialisés, l’assistance sociale, les conseillers d’orientations», indique la censeure.
Une affaire qui vient nous rappeler bien d’autres scènes de violence en milieu scolaire.
Rachèle KANOU
