Le quadragénaire n’a pas supporté la séparation et a décidé de se venger quitte à son ex-femme de se retrouver sans abris avec leurs enfants.
Ça se passe dans la localité de Nguesseu, au village Bamekoubou, dans l’arrondissement de Mbouda, région de l’Ouest. Sieur Ferdinand Kenne est activement recherché par les forces de l’ordre de la localité, accusé d’avoir délibérément mis le feu au domicile des parents de son ex épouse pour punir cette dernière qui l’avait quittée sur fond de violences conjugales.
Selon Radio bafung, l’incident s’est produit le samedi 22 juin 2024. Sieur Kenne, 40 ans, aurait profité de l’absence des occupants et de leurs proches voisins pour opérer, causant ainsi d’énormes dégâts matériels et laissant son ex-femme et les enfants qu’ils ont ensemble sans abris. Pour les proches des victimes et du bourreau, c’est l’accomplissement d’un acte prémédité depuis par ce dernier afin de régler ses comptes avec la mère de ses enfants.
Le divorce prononcé entre les ex conjoints a été la requête de la victime, qui n’en pouvait plus d’être bastonnée par celui à qui elle avait dit oui. Le divorce a été un soulagement et l’ex-femme dont le nom n’est pas cité par notre source a décidé de retourner chez ses parents, emmenant avec elle leurs sept enfants. Mais son ex furieux continuait de la guetter d’un œil jusqu’au forfait du samedi 22 juin 2024.
En dehors des actes de violences sur son ex, Ferdinand Kenne brille par une mauvaise réputation au village Bamekoubou. On lui reproche d’avoir tenté d’empoisonner les population en introduisant un produit toxique dans les vignes de quelques personnes.
Le présumé coupable de l’incendie criminel serait toujours en fuite et est traqué par les éléments de la gendarmerie de Bamesso. La victime et ses enfants ont été secourus par des riverains qui l’hébergent temporairement.
Cette situation illustre le degré d’insécurité que vivent des femmes victimes de violences conjugales, qui ne sont pas à l’abri des bourreaux, même après les avoir quittéss. Plusieurs femmes vivent dans des circonstances pareilles en l’occurrence, dame Douma, quinquagénaire dont le cas a été recensé par la rédaction Griote à Douala, une dame qui a saisi toutes les institutions compétentes et même a fui le domicile conjugal mais continue pour autant à subir les menaces de son mari. Il ne fait nul doute que ces situations nécessitent l’intervention des autorités compétentes.
Chanelle NDENGBE
