C’était un moment de vives émotions au tribunal de grande instance du Wouri : la détresse exprimée par la grand-mère de la victime de féminicide a marqué toute la cour.
Le jeudi 9 juillet 2026, la grand-mère d’Aurélie Maurelle, ses jeunes petits-frères et une proche, résidant à New-Town Aéroport dans le 3e arrondissement, se sont rendus au tribunal de grande instance de Douala-Bonanjo afin de suivre le procès pour la première fois. Dans cette affaire, Nicolas Mbock, incarcéré à la prison centrale de Douala, est accusé d’avoir mis fin aux jours de sa concubine Aurélie Maurelle Nya, âgée de 25 ans au moment des faits. La grand-mère de cette jeune orpheline n’a pas pu se contenir quand elle a vu arriver le fourgon transportant les détenus, parmi lesquels le meurtrier présumé de sa petite-fille. Les cris et les lamentations de la femme éplorée ont retenti. Inconsolable, elle réclamait sa petite-fille à Nicolas Mbock. Il a fallu de nombreux efforts pour réussir à la calmer.

Après ce moment de lamentations, Me Alice Nkom s’est présentée pour assurer la défense des ayants droit de la victime. Cependant, l’audience a été renvoyée au 13 août prochain pour l’ouverture des débats. Commentant l’attitude de la grand-mère de la victime, l’avocate de la famille a déclaré que sa réaction était normale, car justice n’a pas encore été rendue à sa petite-fille. En larmes, cette grand-mère avait confié au média Griote : « Je sers à quoi sur terre ? », « Ma fille était mon tout ».

C’est le 1er janvier 2025 que le corps de la jeune femme, candidate libre au probatoire, avait été retrouvé chez son concubin au quartier Dakar, à Douala. Sur le programme de ses obsèques il avait été marqué « violence conjugale », comme cause du décès. Ce dernier, réputé violent envers elle, est poursuivi pour coups mortels.
Chanelle NDENGBE
