Elles sont libres, mais pourront être interpellées à tout moment pour besoin d’enquête.
Celles qui se trouvaient dans un état critique à l’hôpital Acha se sont remises et ont rejoint la maison familiale après une audience des enquêteurs en présence de leurs parents. Seuls leurs camarades garçons restent en exploitation dans les locaux de la brigade de Bepanda.
«Étant des mineures et élèves en même temps, on ne pouvait pas les garder ici, sauf décision du procureur. Elles ont été libérées dans la même soirée et celles qui étaient malades sont rentrées en famille après l’hôpital. Elles pourront être convoquées à tout moment, puisque l’enquête n’est pas close. Les garçons sont un peu plus âgés qu’elles, l’un d’entre eux a plus de 20 ans, ils sont encore là, pour des besoins d’investigation», nous renseigne une source à la brigade.
Ces filles surprises avec leurs camarades ce 10 novembre, en pleine scène de débauche, ont repris le chemin de l’école après deux jours d’absence. Si elles sont pour le moment épargnées des sanctions de la justice, elles n’échapperont certainement pas à celles de leur établissement scolaire.
«Elles seront traduites au conseil de discipline c’est là qu’on décidera de leur sort. Puisque la consommation de l’alcool est interdite au sein du campus et même en externe, lorsque les élèves sont en tenue de classe. C’est une très mauvaise image pour l’école», indique Jean Magloire Kammegne surveillant général du collège Maturité

Rappelons que mardi dernier dans l’après midi, 9 élèves dont 5 filles et 4 garçons ont été surpris dans une chambre au marché makepè-Missokè dans le 5ème arrondissement de la ville de Douala entrain de consommer de l’alcool, de la cigarette et s’adonnant à une partie de sexe en groupe.
Ces enfants étaient sortis de la maison ce jour, portant leurs tenues de classe mais ne se sont pas rendus à l’école. Ils avaient organisé ce qu’ils appellent le «charter» dans une chambre appartenant au grand frère de l’un d’entre eux. Mais après s’être droguées à l’excès, les adolescentes de 15 ans qui étaient parmi eux, se sont mises à hurler, attirant l’attention du voisinage. C’est donc ainsi que la police sera alertée et va descendre sur les lieux afin d’interpeller les concernés.
Pour l’heure, l’enquête suit son cours à la brigade territoriale de Bepanda.
Rachèle KANOU
