Trois d’entre eux sont dans un état critique à l’hôpital Acha et 6 autres à la brigade territoriale de Bépanda.
Ces adolescents âgés entre 15 et 17 ans sont des élèves du collège moderne et bilingue la Maturité, situé dans le 5ème arrondissement de la ville de Douala. Ils sont 9 au total, parmi eux, un jeune mécanicien, 8 élèves soit 5 filles et 3 garçons.
Ils ont été surpris ce mardi après midi dans une chambre au marché makepè-Missokè entrain de consommer de l’alcool, de la cigarette et s’adonnant à une partie de sexe en groupe. Ces enfants sont sortis de la maison ce matin portant leurs tenues de classe mais ne se sont pas rendus à l’école. Ils avaient organisé ce qu’ils appellent le «charter» dans une chambre appartenant au grand frère de l’un d’entre eux.

«C‘est la délinquance juvénile. Ces enfants ne sont pas allés à l’école. Mes éléments les ont retrouvés ivres, d’autres couchés inconscients et bavardant dans tous les sens. A l’hôpital on leur a fait des injections pour les endormir. C’est la population qui nous a mis au courant. Parce qu’ayant consommé à l’excès ils se sont mis à crier c’est ce qui a attiré l’attention des gens au marché puisque la maison est non loin de là», laisse entendre le commandant de brigade de Bepanda.
A l’hôpital, ce sont les cris et des pleurs des mamans ébahies par cette scène. « Je ne comprends rien. Elle est sortie le matin pour l’école. On m’a appelée, et j’ai cru qu’elle a eu un accident. Voilà que je viens entendre des histoires pareilles concernant ma fille. Je n’en crois pas mes yeux. C’est depuis quand qu’elle fait ces trucs. C’est pas possible», pleure dame Virginie. Sa fille de 15 ans est sous soins à l’hôpital Acha de Bepanda. Elle est celle dont le cas est à craindre, on l’a retrouvée dans cette chambre inconsciente, complètement nue.

«L’autre petite là, elle a subi et c’est comme ci c’était sa première fois. Les gars l’ont touchée. Je l’ai trouvée avec le sexe ouvert. Les autres, malgré leur âge sont comme des habituées de la scène», explique Richard, le jeune homme qui a alerté la population et même la gendarmerie.
«J’ai dis à ma fille de ne plus marcher avec celle-ci», dit un papa pointant du doigt la camarade de classe de son enfant. Et de continuer, «elle dort, j’attends qu’elle se lève, elle va me dire ce qui lui ai arrivé».
Convoqués à la brigade, les responsables de cet établissement scolaire disent être dépassés par la situation. Ces élèves ont dans un premier temps déclaré aux enquêteurs qu’ils ont été chassés de l’école, pourtant le principal de ce collège dit n’avoir mis aucun enfant dehors ce jour. C’est sous la pression de ces enquêteurs qu’ils avouent n’avoir pas mis pied à l’école.
Le bailleur de cette chambre, un jeune étudiant, est en ce moment dans les locaux de ladite brigade avec 6 élèves. Les trois autres sont toujours sous soins à l’hôpital.
Rachèle KANOU
