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AFFAIRE ERICA MOULIOM CONTRE TENOR : LE PÈRE DE LA DEFUNTE DEMANDE À TENOR ET SA FAMILLE D’ÊTRE « HUMBLES »

«Si j’ai demandé à ce que ce jeune vienne en pays Bamoun doter ma fille. J’attendais qu’il arrive ou que son père et sa mère, parce qu’ils sont encore vivants, arrivent et qu’ils essaient d’essuyer mes larmes».

Ce sont les déclarations de Jean Georges Mouliom face à la presse à Douala ce jour dans le cadre de l’accident qui a causé la mort de sa fille le 15 juillet 2021.

Au cours de cette conférence de presse en compagnie de son avocat, Me Serges Kenfack, le père de la défunte déclare qu’il s’attendait à ce que Tenor ou bien sa famille viennent le consoler et lui dire ce qui est arrivé à sa fille. Etant un père de famille, quelque soit le degré de la colère, il devait les comprendre, affirme-t-il.

«Il pouvait se placer et dire, Erica c’était un accident. Croyez-moi, ça aurait apaisé toute ma famille. En tant que père, cette action aurait eu un effet. Elle devait m’apaiser».

Il dit se retourner vers la justice Camerounaise  et demande que chacun se mette à sa place pour comprendre que cela aurait pu arriver à d’autres enfants. Il réclame la vérité sur la mort de sa fille.

«Qu’il (Tenor) soit en prison, qu’il soit libre, cela m’importe très peu. Ce qui m’importe c’est la vérité C’est uniquement la vérité. Je veux faire le deuil de ma fille et je ne vais le faire que lorsque j’ai sous la main, juste une bribe de vérité. Ce qu’on appelle accident ici c’est l’aboutissement peut-être d’une très longue journée »,

Affirme Jean Georges Mouliom.

Selon lui, le combat qu’il mène après le décès de sa fille n’est plus pour elle, mais pour prévenir des cas à venir. A chaque niveau, il y a les degrés de responsabilité. Il pense que l’état devrait ouvrir les yeux pour que cela ne se reproduise plus. «Un exemple. Est-ce que les enfants doivent se retrouver à tel endroit, à telle heure. Est-ce qu’un snack dancing doit ouvrir jusqu’à 4h ?»

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L’avocat critique le certificat de genre de mort

Selon le certificat de genre de mort signe par le Dr Maneya Tuikue Aminatou, médecin de l’hôpital laquintinie, Nfiya Mouliom Erica Shelsea âgée de 20 ans est décédée le 15 juillet 2021 des suites de «dépôt de corps post accident de la voie publique ». Une cause que conteste Me Serges Kenfack du Cabinet Tsamo Etienne.

«Nous avons constaté que sur le certificat de genre de mort, il est écrit dépôt de corps post accident de la voie publique. Nous savons que ce certificat spécifie l’origine ou la cause du décès. Pour nous et pour le commun des mortels, même le médecin n’a pas dit de quoi elle est décédée. A la lecture de cette pièce, personne ne peut dire exactement ce qui s’est passé. Parce que le médecin dit dans cette pièce, qu’on est venu lui déposer un corps après un accident de la voie publique. Est ce qu’elle a eu un choc au niveau thoracique, je ne peux vous répondre, est ce qu’elle a eu un traumatisme crânien, je ne peux non plus vous dire oui ou non»,

martèle le conseil de la famille Mouliom.

L’affaire Erica Mouliom  contre  Ténor est pendante devant les tribunaux , la prochaine audience est prévue le 13 septembre prochain.

Rachèle KANOU

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