AFFAIRE HERVÉ BOPDA : LE MIS EN CAUSE TOUJOURS EN GARDE À VUE MAIS TRADUIT DEVANT UNE JURIDICTION CIVILE

Le sieur Hervé Bopda aurait déclaré lors des auditions qu’il détient une arme de dissuasion et non une arme de guerre, raison qui pourrait justifier l’incompétence du tribunal militaire. 

Alors que le prédateur sexuel présumé est toujours en garde à vue, diverses versions des faits ont circulé sur cette affaire qui est loin d’être terminée.

Ce qu’il faut savoir au 15 Février 2024 – 18h selon le journaliste Achille Assako.

1- Exit le Tribunal militaire : Hervé Bopda est depuis ce 13 Février attrait devant une juridiction civile. Il a réussi à convaincre la commissaire du gouvernement du Tribunal Militaire que l’arme qu’il détenait était une arme « de dissuasion » et non une arme de guerre

2- La garde à vue : Elle se poursuit à la PJ de Douala. #Bopda a d’ailleurs été présenté au Procureur de la république du Tribunal de Grande Instance de Douala, avant de retourner dans sa cellule à la DRPJ, ce 14 Février 2024

3- Du jeu trouble des avocats de La Défense : après avoir fait échapper à leur client la prison militaire, Ils distillent dans l’opinion l’information selon laquelle les victimes seraient en train de se rétracter. Ce qui est FAUX. Pendant les confrontations Bopda a par exemple présenté des excuses pour son « comportement inapproprié » à certains plaignants

4- Des confrontations : 

Jusqu’à présent, Bopda n’a été confronté qu’à 4 plaignants parmi lesquels un homme et enfant mineur au moment des faits. Les autres plaignantes ont jusqu’à présent du mal à devoir affronter le regard de leur violeur.

5- Du jeu trouble de la Gendarmerie : 

L’apathie de la gendarmerie plus encline à protéger Bopda qu’à l’interpeller jusqu’à sa fuite interroge. Plusieurs agents des forces de sécurité sont plus ou moins cités comme témoins ou acteurs dans les différentes plaintes. Et il est avéré que Bopda depuis des années se déplaçait entouré d’agents de forces de sécurité

6-1Guerre des Services de sécurité ?

Les avocats de La Défense estiment que l’opération de perquisition menée par la gendarmerie qui a conduit à la pose des scellés sur un appartement censé être occupé par Bopda n’aurait eu pour but que brouiller les pistes.

6-2 Guerres de services de sécurité ? 

La police a clairement damé le pion à la gendarmerie sur cette affaire, en procédant à l’interpellation de #Bopda dans un motel de Bonaberi alors que la gendarmerie, traînait les pieds et n’est arrivée sur les lieux de l’opération que lorsqu’elle était terminée et le suspect mis aux arrêts.

7- Et maintenant 

L’affaire va se poursuivre au TGI alors que les avocats de l’accusation souhaitent que des experts soient commis pour exploiter les contenus des téléphones portables et listing téléphonique de Hervé Bopda pour voir un peu plus clair sur sa personnalité, ses fréquentations, son implication dans des actes criminels.

Chantal Mveng

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