Les circonstances ayant conduit à la mort de Divine Mbarga Atangana, âgée de seulement 11 ans, donnent froid dans le dos, après annonce de son meurtre dont le principal suspect n’est autre que le père de son camarade de classe.
L’église dirigée par les grands-parents de Divine Mbarga Atangana, située au quartier 10ème arrêt Nkoabang à Yaoundé, est plongée dans un silence inhabituel. La voix frêle et douce de la jeune choriste, qui s’élevait autrefois à l’unisson avec celles des autres enfants, s’est éteinte à jamais. Non loin de là, dans la cour familiale, Michelle, sa mère est assise, entourée de proches venus lui témoigner leur soutien. Le regard fixé sur la route, elle semble attendre, dans un espoir silencieux, le retour de son enfant. Mais la réalité est implacable : Divine ne reviendra pas.
La petite fille vivait avec ses grands-parents depuis sa plus tendre enfance, sa maman l’ayant conçue lorsqu’elle était en classe de première. Ainsi Divine avait ses habitudes auprès de son grand-père et sa grand-mère, qui dirigent une église de réveil. Dans le quartier Nkoabang, les voisins disent discrètement qu’elle était souvent fouettée.
Ainsi, la jeune élève, qui aurait eu 11 ans au mois de septembre prochain, a été brutalement arrachée à la vie dans la nuit du 18 au 19 mars 2026, dans des circonstances encore en cours d’élucidation, mais dont les premiers éléments sont déjà glaçants. Selon le témoignage de sa mère, Divine est rentrée des classes dans l’après-midi du mercredi 18 mars, affaiblie. Souffrant de diabète et insulino-dépendante depuis plusieurs années, son alimentation nécessite une attention particulière.
Vu son état, sa grand-mère lui adresse des remontrances concernant sa consommation de sucreries et la menace de la fouetter, en entrant dans la maison. Prise de panique, l’enfant décide de s’enfuir, échappant à la vigilance de sa famille. Pendant des heures, ses proches se lancent à sa recherche, frappant aux portes et multipliant les appels, sans succès.
Les recherches se poursuivent jusqu’après minuit sans aboutir
Alors que sa famille la recherche activement, Divine trouve refuge chez un camarade de classe du même âge, dont le domicile est situé non loin de chez elle. Cette maison, selon la famille de la jeune fille, elle y va souvent pour faire ses devoirs scolaires. Ce jour-là, elle y passera vraisemblablement la nuit.
Au petit matin, les recherches reprennent avec l’aide des voisins et de connaissances, mais l’enfant reste introuvable. En début d’après-midi, deux camarades de Divine se présentent et affirment savoir où elle se trouve. Pleine d’espoir, la famille les suit. Les enfants les conduisent vers un chantier situé au-dessus de l’appartement où vit un autre de leur camarade avec son père et ses frères. C’est à cet endroit que le corps sans vie de Divine est découvert. La scène provoque une vive émotion. Les cris de la mère et des proches alertent le voisinage, qui accourt. La consternation est générale.
Parmi les personnes présentes figure Eric Moadambe, le père du camarade de Divine, qui avait hébergé la fillette la veille sans en informer la famille
Au fil des heures, les langues se délient. Des voisins affirment avoir aperçu la fillette dans la concession la veille jusqu’à 19h. D’autres disent avoir entendu, entre minuit et l’aube, une voix de fillette appelant à l’aide, demandant que l’on prévienne sa mère. Des appels qui, tragiquement, n’auront pas été suivis d’intervention.
Les camarades de Divine témoignent auprès de la famille, mettant en cause un adulte. Ils l’accusent d’avoir agressé la fillette, de lui avoir ôté la vie, puis d’avoir demandé à son fils de la classe de 6ème de trouver de l’aider pour dissimuler le corps. C’est ainsi que ledit fils serait allé chercher deux autres garçons de sa classe qui prendront la fuite à la vue et au toucher de la victime. D’ailleurs selon une note vocale à la disposition de notre rédaction, l’un des enfants affirme que le fils du présumé bourreau aurait fait le guet pendant que son père abusait sexuellement de sa victime de 11 ans.
Eric Moadambe, le père du garçon est interpellé à la suite de ces révélations et placé en garde à vue le vendredi 20 mars 2026 par les éléments du commissariat du 20ème arrondissement pour des besoins d’enquête. Il est soupçonné d’avoir enlevé, violé et assassiné la jeune Divine Mbarga Atangana.
Selon certaines sources, il serait passé aux aveux.
Plusieurs habitants de l’immeuble ont également été interpellés, notamment pour des soupçons de non-assistance à personne en danger. Le corps de Divine Mbarga Atangana a été placé sous scellés sur instruction des autorités judiciaires, tandis que les veillées mortuaires ont débuté au sein de la famille.
L’enquête se poursuit afin d’établir toute la vérité sur cette tragédie qui continue de bouleverser l’opinion nationale et internationale.
John Matou

Merci de nous tenir informé de l’évolution de l’enquête sur ce meurtre.