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VIOL ET INFANTICIDE A NKOABANG : LE PERE DU CAMARADE DE LA VICTIME AUX ARRETS

« Aidez-moi », « Au secours », « Appelez ma mère », ce sont les mots d’une enfant de 11 ans, entendus dans la maison de son camarade, peu avant la découverte de son corps mutilé. 

Une semaine après la découverte du corps mutilé de Divine Mbarga Atangana, Griote apprend de source familiale que l’assassin n’est pas un inconnu. La victime a été retrouvée avec des traces de sperme sur ses parties intimes, le coup brisé.

De la fugue du domicile familial à la découverte macabre…

De retour de l’école le mercredi 18 mars, la petite fille diabétique semblait nerveuse ce qui aggravait la dégradation de son état de santé. C’est ainsi que Divine a été sermonnée par sa grand-mère qui lui a fait comprendre qu’elle sera punie si elle continuait à se mettre dans les situations qui aggravaient sa situation sanitaire. La grand-mère en allant chercher le médicament qu’il fallait injecter à sa petite fille, cette dernière a fugué. « C’est d’abord une enfant diabétique …  Le mercredi 18 mars, elle rentre avec le visage bizarre … C’est comme ça que la mère entre (ndrl : dans la maison), mais c’est le remède qu’elle partait prendre pour injecter à sa fille. Parce qu’elle prend les injections matin et soir, pour que si elle a pris des sucreries, que ça fasse baisser son taux de glycémie dans le sang. Quand la mère ressort, l’enfant avait déjà pris fuite », relate une source familiale à notre rédaction

La fillette en fuite, sa grand-mère ne panique pas tout de suite, car ce n’était pas la première fois. C’est donc une heure après que les inquiétudes commencent à s’exprimer.  « Ce n’était pas la première fois, elle faisait souvent ça. Elle rodait là autour, à une école qui n’est pas loin de la maison. Elle tournait là, elle revenait. Mais on s’étonne que l’enfant est partie depuis 16h, mais il est déjà 17h elle ne revient pas. C’est comme ça qu’on commence à la chercher jusqu’à 23h », fait savoir notre source. Les groupes se sont formés pour la recherche la petite fille dans différents quartiers de la ville de Yaoundé, mais en vain cette journée du 18 mars. Le lendemain 19 mars, c’est le corps sans vie de l’enfant qui est retrouvé, le cou brisé, les traces de sperme sur ses parties intimes.

Violée pendant cinq heures par le père de son camarade ?

La découverte macabre est faite par des enfants le lendemain aux environs de 15h. L’un de ces enfants informe l’oncle de la défunte qui continuait les recherches : « on a trouvé Mbarga dans un chantier abandonné là-bas, elle ne respire plus ». Révélation que les proches reçoivent comme une arme tranchante. Nous apprenons qu’après avoir quitté sa grand-mère, Divine s’est rendue chez son camarade où elle avait l’habitude d’aller faire ses devoirs. La nuit tombée, la petite a fait savoir qu’elle devait rentrer afin de prendre son injection, mais le père de son camarade l’en aurait dissuadée en disant qu’il était dangereux pour elle de prendre la route à cette heure-là. « Elle est restée. Elle se disait qu’elle est avec le père de son camarade que rien ne peut lui arriver. C’est comme ça qu’à partir de 23h, le gars commence à violer l’enfant. Violer de 23h à 3h. L’enfant entre dans le coma, il nettoie le sang, il porte l’enfant, il monte avec elle au chantier. Il redescend, il s’endort. Le lendemain, il remonte il trouve que l’enfant est en train de bouger. C’est comme ça qu’il a recommencé à violer l’enfant …».

C’est ainsi que la petite Divine a perdu la vie de façon aussi atroce et ignoble, malgré ses appels à l’aide que des voisins disent avoir entendu. Après son crime odieux, cet homme aurait demandé à son fils, camarade de la victime de chercher d’autres garçons pour déménager la dépouille de sa maison, selon le témoignage des adolescents. Mais les garçons qui croyaient que Divine était inconsciente au départ se sont rendus compte qu’elle était morte. « C’est comme si elle est morte » avait lancé l’un d’eux.

L’homme a été arrêté le vendredi 20 mars 2026. Nous apprenons qu’il se prénomme Eric, il est père de trois enfants dont deux filles, son épouse l’aurait quitté pour violences. Sur le terrain, notre enquête se poursuit pour connaitre l’identité complète du criminel.

Après Orphée Bissossolo âgée de 5 ans en août 2024, Gaëlle 3 ans, en novembre 2025, Daphnée, 12 ans en janvier 2026, voici Divine, 11 ans en mars 2026 qui est victime de viol et d’infanticide.

Chanelle NDENGBE

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