Alors que les espoirs commencent à s’effriter pour certains, des messages téléphoniques provenant des décombres donnent un brin d’espoir.
Comme la journée du dimanche 23 juillet, nous avons passé celle de ce 24 juillet 2023 sur le site de l’immeuble effondré de 4 niveaux au quartier Mobil Guinness à Douala. Ce lundi des individus sont présents sur les lieux du drame, la prière dans le cœur. Ils ont un espoir de voir sortir des décombres, leurs amis vivants après que ceux-ci aient émis des messages téléphoniques.
Une grande mobilisation se poursuit sur les lieux de l’effondrement de l’immeuble appelé depuis des années par les riverains «immeubles de la mort», du fait de sa précarité et son aspect délabré.

Cette mobilisation persiste malgré l’hostilité des forces de sécurité qui ont interdit en cette deuxième journée de fouilles l’accès des populations à l’épicentre du drame, la zone de sécurité s’étant élargie pour la circonstance. Parmi les personnes mobilisées, sont comptés les amis de trois jeunes coincés dans les décombres. Les individus en détresse qui seraient au niveau du sous-sol auraient émis des messages téléphoniques à leurs proches qui se sont dépêchés sur lieux.
« On a encore espoir parce qu’ils ont envoyé des messages. Moi je n’ai pas reçu de messages de mon frère, mais d’autres qui viennent de se déplacer ont dit qu’ils ont reçu le message de leur amie, elle vivait aussi dans l’immeuble »,
rapporte le frère d’un jeune habitant de l’immeuble toujours pas sorti des décombres.
«Ils sont trois qui ont écrit depuis ce matin, deux jeunes femmes et un jeune homme, leurs proches en parlaient très tôt ce matin»,
rapporte Del, un riverain.
« Sur l’un des messages que nous avons lus, deux disaient qu’ils se sont réfugiés dans le sous-sol, espérant fuir par-là, mais ils sont bloqués »,
informe un autre riverain.
Ainsi est la situation en ce lundi 24 juillet au lieu de l’effondrement de l’immeuble de 4 niveaux survenu dans la nuit de samedi à dimanche dernier aux environs de minuit. 24 corps seraient sortis des décombres entre 00 du 24 juillet et 10h ce lundi. Les fouilles continuent.
Chanelle NDENGBE
