Des mineures exploitées sexuellement à travers le site « Jedolo », c’est ce que dénonce la ministre camerounaise de la femme et de la famille qui signale une violation des droits de l’enfant.
Certains camerounais ignoraient jusqu’à la date du 4 juin 2025, la gravité des contenus du site dénommé « Jedolo« , il a fallu un communiqué radio-presse de Marie Thérèse Abena Ondoa sur le proxénétisme et l’exploitation sexuelle des mineures à travers cet espace virtuel pour tirer la sonnette d’alarme.
« Le Ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille porte à la connaissance de la communauté nationale de l’existence au Cameroun, d’un site pornographique et de proxénétisme dénommé »JEDOLO »…, à travers lequel, de très jeunes filles, à peine pubères, sont recrutées et exploitées sexuellement par des personnes adultes_ « ,
lit-on dans le communiqué.
C’est ainsi une grave violation des droits de l’enfant, cette pratique qui sevit en territoire camerounais, selon des lois et conventions internationales.
« Cette pratique inacceptable constitue une grave violation des droits de l’enfant en général et ceux de la jeune fille en particulier, énoncés dans l’arsenal juridique national et international ratifié par notre pays, et notamment le protocole facultatif à la Convention relative aux Droits de l’Enfant concernant la vente d’enfants, la prostitution d’enfants et la pornographie mettant en scène des enfants. »,
indique la ministre.
En effet, sur ce site qui compte 3862 abonnés, existent des profils de filles âgées de 18 ans, des signalements d’adolescentes moins âgées ont également été donnés par certaines de nos sources. Au regard des lois qui répriment cette pratique, des mesures ont été engagées non seulement pour que les promoteurs de cette « dérive criminelle » soient traduits en justice, mais aussi pour que ledit site soit fermé.
« En tout état de cause, des services compétents ont été saisis, à l’effet d’une part, de fermer ce site, et d’autre part, d’en identifier les promoteurs et les traduire devant les instances judiciaires, afin qu’ils répondent de leurs actes »,
lit-on dans le communiqué ministériel.
En attendant la fermeture de ce site et une interpellation de ses responsables, les parents sont invités à faire preuve de vigilance et de prudence. Pour la protection des enfants et de la jeune fille, la ministre exhorte à la collaboration, de sorte que quiconque informé d’une quelconque forme de violation des droits des mineurs devra contacter la ligne verte d’assistance aux enfants qui est le 116 et les numéros 222 23 25 50, 222 22 61 74.
Il faut dire que ces dernières mois ont été meublés par la sortie de plusieurs actrices de films pour adultes qui décrivaient sans filtre leur activité, ce qui pourrait déteindre sur les plus jeunes. Le site Jedolo est aujourd’hui exposé mais il en existe d’autres qui exhibent des contenus pour adultes aux enfants. D’ailleurs en 2022, une sortie de la ministre Libom Li Likeng des postes et télécommunications martelait que plus de 82% d’enfants sont exposés aux contenus illicites sur internet au Cameroun.
Chanelle NDENGBE
