La jeune femme de 22 ans s’est éteinte après des maux au bas ventre, où elle avait reçu plusieurs coups de la part de son compagnon.
Des sources familiales ont confirmé à Griote, le décès de Kamgang Mesmine, 22 ans, à la suite des violences conjugales. Le Jeudi 7 novembre 2024, la jeune femme vivant à Yaoundé est arrivée agonisante dans la concession familiale au village Bametchetcha dans la région de l’Ouest, tenue par son compagnon, le nommé Domfang Franck Ernest. Ce dernier après avoir ramené sa concubine chez les siens, voulait tourner le dos, mais le grand-père de Mesmine s’est saisi de lui pour exiger des explications sur l’état critique de sa petite-fille. L’attitude du grand-père est également conséquente aux plaintes de Mesmine quelques jours plus tôt. Elle s’était confiée à sa tante, disant qu’elle avait été frappée et qu’elle en souffrait. « Elle a appelé ma mère … sa tante. Elle a dit à ma mère que le gars l’a tapée et lui a donné deux coups au bas ventre jusqu’à ce qu’elle a mal au bas-ventre », renseigne une cousine de la victime.
Selon les déclarations de Mesmine à sa tante, cette bastonnade était sa punition pour avoir été surprise avec le téléphone de son compagnon. «Il était à l’extérieur de la maison, elle était à l’intérieur. Elle voulait prendre une application dans le téléphone de son gars, qui l’aidait à répéter leur premier fils qui est à la maternelle. Il est entré, il l’a vue avec son téléphone et a demandé «pourquoi tu touches à mon téléphone ?» C’est comme ça qu’il a commencé à la battre», informe notre source.
Les douleurs de Mesmine se seraient accentuées et c’est au vu de la détérioration de son état que Domfang Franck l’a ramenée auprès de sa famille. Pendant que le grand-père de Mesmine emmenait le jeune homme à la gendarmerie, les autres membres de la famille se sont chargés de la conduire à l’hôpital où elle a malheureusement succombé. «Le gars arrive avec elle dans un état critique. Le grand-père a arrêté le gars direction gendarmerie et les autres membres de la famille ont emmené ma sœur à l’hôpital. Etant à l’hôpital, environ trente minutes après elle rend l’âme », rapporte notre informatrice.
Kamgang Mesmine s’en est ainsi allée à la fleur de l’âge, laissant un enfant en âge maternelle et un autre plus jeune. Elle est la énième femme qui succombe aux violences conjugales, succédant au Pr Vivian Bongka décédée le 29 octobre dernier après avoir été brûlée par son compagnon. Mesmine est la 63e femme tuée en 335 jours au Cameroun, selon le décompte de notre rédaction.
Son compagnon est placé en garde à vue comme principal suspect de sa mort, en attente des résultats de l’enquête.
Chanelle NDENGBE
