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INCENDIE AU MARCHÉ CENTRAL DE DOUALA : PRÈS DE 300 BOUTIQUES TOUCHÉES

Avec près de 300 boutiques touchées par l’incendie, c’est la perte des marchandises que pleurent les commerçantes du marché central de Douala.

Commerce et circulation sont perturbés au marché central à la suite d’un violent incendie qui s’est déclenché dans la nuit du mardi 18 août 2026, dans une zone abritant environ 300 boutiques. Le feu, qui résiste à l’action des sapeurs-pompiers depuis plus de 10 heures, anéantit l’espoir de certaines vendeuses de sauver ce qui reste de leurs biens. Une forte surtension électrique est à l’origine des dégâts, à quelques jours seulement de la rentrée scolaire.

Des vendeuses en colère qui grognent, d’autres au regard vide, les mains sur les joues ou sur la tête, en larmes, ou effectuant des va-et-vient avec quelques articles : ce sont les différents profils de femmes sinistrées que nous trouvons sur le terrain cet après-midi du mercredi 19 août 2026, soit environ 14 heures après le déclenchement de l’incendie dans ce quartier du 2ᵉ arrondissement de Douala. C’est le lieu-dit Marché Foumi qui est touché. Selon la propriétaire, le feu s’y est déclaré vers 22 h, au retour de l’électricité.

« Aux environs de 22 h 30, ce sont les voisins qui nous ont appelées pour dire qu’il y avait le feu au marché. Le temps pour nous de prévenir les sapeurs-pompiers et d’arriver ici… C’est la forte charge électrique. Quelqu’un a oublié d’éteindre la lumière dans sa boutique et, comme il y a eu une coupure hier, la personne n’a pas disjoncté son compteur. La forte charge électrique qui est revenue a provoqué les dégâts »,

informe dame Sephora Foumi, promotrice du marché Foumi.

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Les dégâts sont énormes et les femmes sont dévastées par leurs pertes. C’est le cas de Mefogue Nadine, qui voit s’envoler 15 ans de travail dans sa boutique de layettes et de lingerie : « Je n’ai rien sauvé, je n’ai rien pu sauver, rien, rien, rien. Je peux dire que ce sont 15 ans d’expérience qui s’en vont en un jour. 15 ans d’expérience dans une boutique qui disparaissent en un jour, en pleine rentrée scolaire. Le désastre est inestimable. »

Maman Marie-Claire Fouelefack ne trouve pas les mots pour exprimer le choc. « Je vais te dire quoi ? Tout est perdu. Tout a brûlé dedans, on nous empêche même d’entrer », fait savoir la sœur de la sinistrée.

Dame Agwenjang, une commerçante non sinistrée qui a vécu la scène, témoigne de la violence du feu et exprime sa compassion envers celles qui ont tout perdu : « Je suis venue à 6 h, j’ai trouvé que ça avait déjà pris feu partout. Les pompiers ont fait leur travail, mais c’est trop violent, tout est brûlé. Je ne sais vraiment pas comment ces femmes vont faire cette fois-ci. J’ai tellement pleuré parce qu’elles sont à sec », explique-t-elle. « Il y a des femmes qui n’ont rien pu retirer de leur boutique. Il y en a qui ont retiré un peu. D’autres ont réussi à tout sortir, mais la boutique a quand même brûlé », ajoute-t-elle.

À 16 h, ce mercredi 19 août, les sapeurs-pompiers mobilisés sur place ne sont toujours pas parvenus à maîtriser les flammes, ce qui indigne davantage les sinistrés. « Il n’y a pas de mots pour qualifier un feu qui commence à 22 h et qu’à 16 h on n’arrive toujours pas à maîtriser », s’exclame dame Mefogue.

Toujours sur le terrain, les pompiers tentent de circonscrire l’incendie. Ce drame n’est malheureusement pas nouveau dans la ville de Douala : en septembre 2023, le marché La Douche à Akwa avait été frappé par un sinistre similaire, lui aussi à quelques jours de la rentrée scolaire. Un autre incendie avait suivi en mai 2024 au marché central de Douala.

Chanelle NDENGBE

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