Plus d’une quarantaine de boutiques ont été ravagées par les flammes au marché Mboppi. Parmi elles, une dizaine appartenant aux femmes.
Il s’agit des boutiques contenants des appareils électroménagers, de la layette, des marmites, des réchauds, ainsi que des assiettes. Ces femmes n’ont rien récupéré car à leur arrivée tout était réduit en cendres. Le drame a eu lieu la nuit de lundi autour de 20h au bloc 5 au lieu-dit poste de police du marché.
Seuls les câbles électriques jonchant les couloirs du marché, des amas de déchets de couleurs noires, des tas de ferrailles entassés peuvent témoigner de la gravité de ce drame.
« J’ai reçu un coup de fil aux environs de 21 heures et mon voisin du marché me disait que ma boutique est en feu. Quand je suis arrivée, j’ai eu du mal à retrouver mon emplacement. Il n’y avait plus rien, même une seule pince je n’ai pas récupéré, tout est en cendres ». Explique Rose les larmes aux yeux.
Cette maman assise à même le sol sur les débris, ou ce qui reste de sa marchandise, n’a pas cessé de couler des larmes depuis des heures. Elle pleure malgré le réconfort de ses proches. La cinquantenaire était jusqu’au moment du sinistre détentrice d’une très grande boutique de layette qu’elle évalue à des dizaines de millions de FCFA. Ma’a Rose dit ne pas savoir où mettre la tête, car elle a rechargé sa boutique trois jours avant l’incendie.
« Qui aurait pu me prévenir de ce désastre ? Est- ce une malédiction ? Pourquoi justement au moment où je recharge ma boutique ? » S’interroge la victime. Des questions qui resteront sans réponse car dame flamme ne prévient jamais de son passage.

Non loin de là, une femme sous le choc prend ses paramètres médicaux et vérifie sa tension. Cette dernière a chuté devant la catastrophe. Elle a été transportée directement dans un centre de santé. Sa boutique contenant des ustensiles de cuisine, en majorité des matières plastiques, a été entièrement consumée par les flammes.
D’après les victimes, l’incendie serait parti d’un retour brusque du courant électrique.
« Quand nous fermions la boutique hier autour de 18h il y avait délestage et nous avons débranché tous les appareils avant de partir. Tout ce que nous avons retrouvé quelques heures après c’est ce tas de ferrailles. », souligne Jeanne, vendeuse d’appareils électroménagers.
Elle sera désormais au chômage en attendant trouver un autre travail. Debout devant ce qui reste de la boutique, elle revoit le film de la veille, un espace marchand, contenant des écrans plasma, des groupes électrogènes, des plaques à gaz, des appareils de musique. Elle évalue les pertes de la marchandise à 50 millions de FCFA.
Malgré les difficultés d’accès sur le site du drame, les sapeurs-pompiers ont pu circonscrire les flammes et limiter les dégâts. Les constructions anarchiques ne laissent pas de passage aux véhicules, le manque de bouche d’incendie, n’a pas rendu la tâche facile à ces derniers.
Rachèle KANOU

Magnifique article, les installations électriques anormales doivent faire l’objet de prise de conscience en vers les constructeurs et administrateurs des marchés et même de tous les édifices pour éviter ce genre d’incidents
Nous allons davantage travailler sur ce type d’articles.
Merci pour ce constat qui donne lieu de conseil.