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LES FEMMES DE LOI CÉLÈBRENT LEUR DYNAMIQUE À L’INITIATIVE DU RÉSEAU INTERNATIONAL DES FEMMES AVOCATES

La capitale politique du Cameroun a accueilli la quatrième édition de la célébration des femmes de loi, un évènement qui a mis en lumière l’importance de ces actrices de la santé sociale.

Les femmes du secteur judiciaire et juridique étaient à l’honneur le vendredi 29 mai à Yaoundé. C’était la journée de célébration des femmes de loi, initiée par le Réseau International des Femmes Avocates (RIFAV). Une célébration marquée par diverses interventions, qui mettent en lumière la force des femmes de loi pour la sécurité et la paix au Cameroun, mais aussi par la reconnaissance des femmes qui impulsent une dynamique en matière de droit sans pour autant officier dans le domaine.

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Me Félicité Zeifman

Honneur aux femmes qui protègent la société

Magistrate, avocate, policière, militaire, ont été applaudies et se sont-elles même ovationnées à la lecture du discours inaugural de cette célébration. Il invite à célébrer les femmes qui ont embrassé la passion pour la justice depuis leur tendre enfance. Certaines nourrissaient en effet ce rêve depuis les bancs scolaires. Elles ont bravé d’innombrables obstacles en choisissant le droit et en terminant leurs études dans le domaine. Des obstacles liés aux difficultés financières et aux oppositions familiales, en lien avec des cultures locales. Et même, certaines ont combattu victorieusement les violences sexistes et continuent de les combattre pour porter la voix des sans voix, pour garantir la justice pour tous sans discrimination, en interpellant, en défendant, en jugeant, en condamnant.

« Des femmes se lèvent chaque matin pour que la justice ne soit pas un privilège. Des femmes qui portent la loi qui portent la loi comme un bouclier au service des plus vulnérables. Des femmes qui ont renoncé au confort pour embraser une vocation. (…) A toutes les femmes qui sont dans cette salle ou qui nous regardent de loin : votre avocate de quartier, votre magistrate, votre enseignante, votre fonctionnaire de police ou de gendarmerie, votre notaire, la juriste de votre entreprise, regardez-les vraiment. Derrière chacune de ses femmes, il y a une histoire que vous n’avez pas encore entendue. Une histoire faite d’obstination, d’intelligence, de sacrifices et de grandeur discrète. Ces femmes sont vos modèles. (…). Battez des mains, non pas pour un passage télévisé, mais pour des années de service, d’engagement et de courage »,

a déclaré Me Félicité Esther Zeifman, l’avocate franco-camerounaise exerçant au barreau de paris.

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Me Atangana Bikouna

Ces femmes de loi sont assistées dans leurs combats pour la justice par des actrices de la société, d’ailleurs invitées à cette célébration. C’est ce qu’a reconnu Me Atangana Bikouna qui a invité l’assistance durant sa prise de parole inaugurale, à ovationner Clarence Yongo, séniore journaliste, DP du web média Griote et Maximilienne Ngo Mbe, la directrice exécutive du Réseau des défenseurs des droits de l’homme de l’Afrique centrale. « Je vous invite à les applaudir. Elles ne sont pas des femmes de loi, mais elles contribuent à la dynamique d’application du droit au Cameroun, dans leurs combats respectifs », a affirmé l’avocate et acienne bâtonnière.

La célébration des femmes de loi a été marquée par la présence des représentants du ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille et de l’ONU Femmes qui ont salué l’initiative et reconnaissent le rôle central des femmes de loi pour des institutions au service du peuple. En analysant l’état des lieux qui témoigne de l’engagement féminin dans le secteur judiciaire, l’ONU-Femmes déplore néanmoins la sous-représentation des femmes au sommet des responsabilités dans le judiciaire et le juridique.

« Lorsque les femmes participent pleinement à l’élaboration, à l’interprétation et à l’application du droit, les institutions deviennent plus inclusives, plus crédibles et plus sensibles aux réalités vécues par l’ensemble de la population. Au cours des dernières années, des progrès significatifs ont été réalisés.  Nous observons aujourd’hui davantage de femmes avocates, magistrates, universitaires, notaires, juristes d’entreprise, parlementaires…Cependant, les défis persistent. Les femmes restent encore sous-représentées dans les postes de haute responsabilité judiciaire et juridique »,

a indiqué Valérie Mengue qui prenait la parole au nom de Marie Pierre Raki Chaupin, représentante résidente de l’ONU Femmes au Cameroun.

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Ce sont donc des défis que les femmes de loi ont à relever dans la suite de leurs carrières, mais il faut déjà saluer le travail des devancières dont Me Alice Nkom, première femme avocate francophone ou encore Nicole Claire Ndoko, première enseignante de droit au Cameroun.

Chanelle NDENGBE

 

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