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MORTALITÉ MATERNELLE : APRÈS AVOIR DONNÉ NAISSANCE, UNE JEUNE FEMME DÉCÈDE DANS DES CIRCONSTANCES TROUBLES

Le bébé né à terme et pesant plus de 4 kg, ne verra jamais le visage de sa maman qui est  morte en lui donnant la vie.

Gaëlle Mafokou est passée de vie à trépas après avoir mis au monde  son tout  premier enfant.  Primipare et âgée de 26 ans, elle  est  morte à la suite d’une césarienne.

Le drame s’est produit  dans la nuit de samedi à dimanche  à l’hôpital de district de Mbouda dans les Bamboutos où Gaëlle a subi  une opération chirurgicale après 9 mois de grossesse.

Un décès trouble qui laisse la famille et les connaissances de la défunte inconsolables.  Surtout qu’aucune complication n’a été annoncée par les médecins pendant  et après la césarienne.

D’après les sources familiales, la jeune femme  était pourtant sortie du bloc opératoire visiblement bien portante. C’est dans la salle de la maternité qu’elle décède quelques minutes après.

«Elle est bien sortie de la salle d’opération. Elle a porté le bébé sur son ventre jusqu’à dire comment il ressemblait beaucoup à son père. Après on l’a seulement vue  mourir comme un jeu. A la regarder on avait l’impression qu’elle souriait», nous raconte un proche de la famille.

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Laborantine  de formation,  il y a juste un an que Gaëlle est sortie de l’école des techniciens médico-sanitaires en analyse médicale. Elle s’est mise en couple quelques mois après et a conçu de cet enfant pour lequel l’accouchement l’a emportée.

Ses camarades gardent d’elle, le souvenir d’une femme intelligente, souriante et d’une humilité caractérisée. C’est un choc pour ces derniers qui ne s’attendaient pas à une fin aussi brusque  et tragique.

«On est jamais trop jeune pour mourir, mais la mort de Gaëlle me dépasse. Ce bébé qu’elle a tant souhaité.  Elle adorait les enfants. Voilà qu’elle part sans  même donner son sein à sa part. C’est choquant», laisse entendre Alain, un proche de la défunte. «On ne comprend vraiment pas la cause de cette mort», soutient en fulminant Naquine, une amie de la défunte.

C’est un cas de mortalité maternelle qui vient s’ajouter à plusieurs autres que l’on enregistre au quotidien dans nos hôpitaux.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé pour le Cameroun, le ratio de mortalité maternelle est passé de 669 à 782 décès pour 100 000 naissances vivantes entre 2004 et 2011. Et en 2018, il était  à 467 décès pour 100 000 naissances vivantes soit une baisse de 40%.

Rachèle KANOU

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