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PANIER DE LA MÉNAGÈRE : 1200F LE PRIX DU LITRE D’HUILE DE PALME

L’huile de palme ou huile rouge fait partie des produits alimentaires les plus chers du moment au Cameroun.

La flambée du prix de l’huile rouge inquiète et les ménagères dénoncent. Cette huile artisanale produite au Cameroun se fait rare sur le marché et le prix est passé au rouge. Les repas qui se font généralement à l’huile de palme manquent dans les menus des femmes.

Le panier de la ménagère maigri davantage. On n’a pas encore fini avec la problématique sur la flambée des prix des huiles raffinées au Cameroun que l’huile de palme vient battre les records.  On est progressivement passé de moins de 600f le litre d’huile rouge à plus de 1000f.

Cette denrée se fait rare et certains repas comme le Koki, l’Okok, le Eru, le sanga, les pommes pilées et bien d’autres mets traditionnels qui doivent leur authenticité, leur goût   et même leur identité à l’huile rouge disparaissent des menus.

«Comment je fais pour préparer le koki ? mes pommes pilées ? C’est impossible. Nos mets traditionnels risquent de disparaitre de nos tables. Un litre d’huile rouge à 1200f c’est trop ça. D’abord l’huile raffinée, ce n’est pas possible, huile rouge aussi ? Finalement on va mettre la tête où ?»,

déplore Ange. Nous l’avons rencontrée au marché New Deido. La jeune dame ignorait ce changement drastique du prix de cette denrée. Cela faisait plusieurs mois qu’elle n’avait pas cuisiné avec de l’huile rouge. Pour ce weekend, elle comptait faire des pommes pilées.

«Je suis déçue. Je ne savais pas que le prix de l’huile rouge avait triplé. J’ai fait mon programme du pilé espérant prendre un litre d’huile à 600f, les pommes et le haricot sachant que 3000f pouvaient être largement suffisants. Non mais, tous les jours il y a des surprises désagréables sur le marché »,

martèle la jeune dame.

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Les commerçants peinent à avoir le produit

Obtenir une quantité d’huile rouge destinée à la revente est devenue la chose la plus difficile pour les vendeurs de cette denrée. Il faut sortir tôt pour s’en procurer. Certains fournisseurs face à la forte demande ont augmenté les prix. Même dans les plantations, il faut supplier l’agriculteur pour avoir la marchandise.

«J’achète mon huile dans le Moungo. Je vais en plantation. Depuis quelques temps, certains planteurs préfèrent vendre leurs productions aux industriels qui font dans la transformation. Du coup, l’insuffisance conduit à une hausse des prix sur le marché »,

explique Jeanne, une vendeuse d’huile rouge au Deido de Douala.

Certains planteurs évoquent les difficultés liées à la saison des pluies et à la mauvaise production due au manque de produits de fertilisation, nous fait savoir notre source.

«Ils disent que lorsqu’il pleut, les grimpeurs refusent de faire leur travail. La production est insuffisante parce que l’Etat ne les aide pas. L’engrais coûte excessivement cher»,

indique Jeanne.

Notons que l’huile de palme a souvent connu des périodes d’inflation allant généralement jusqu’à 800f le litre. En ce moment où le Cameroun excelle dans la surenchère, l’huile de palme produit localement, atteint la ligne rouge.  Chose qui inquiète.

Rachèle KANOU

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