Ils sont nombreux à ne pas connaitre leurs périodes de cours, l’emploi du temps n’étant pas encore fixe.
Ce mardi, 2ème jour de la rentrée par exemple, certains élèves du Lycée bilingue de Bepanda sont restés à l’extérieur de l’établissement, sous la forte pluie qui s’abattait dans la ville de Douala. Rendus tôt ce matin, à l’établissement, les responsables de l’école leur ont demandé de retourner à la maison et ne revenir que dans l’après-midi.
«Je suis à Logbessou et les enfants fréquentent au Lycée bilingue de Bepanda. Hier on ne leur a pas donné un programme. Ils ont pris la route de l’école ce matin. Maintenant, ils sont obligés de rentrer pour repartir à 12h. C’est compliqué», laisse entendre la maman d’un élève, furieuse. Non seulement son enfant est dehors sous la pluie, mais aussi le transport pour l’école sera doublé.
Le système de la mi-temps n’est pas bien structuré dans certaines écoles, ce qui nourrit la colère des parents. «Je suis vraiment désolée avec les enfants. Les voici qui rentrent avec toute la pluie, ils n’ont pas un programme fixe. Il faut qu’on donne l’emploi de temps aux enfants pour qu’ils ne s’embrouillent plus», déplore une autre femme parent d’élèves.
Face à ce désagrément, les responsables d’établissements rassurent les parents que le programme définitif sera disponible dès la semaine prochaine. «Nous allons bousculer l’administration de sortir un programme le plus tôt possible. Donner juste un peu de temps, soyons un peu patient. D’ici la semaine prochaine tout sera en ordre», s’adresse un enseignant aux parents.

La nouvelle année scolaire a repris ce lundi 5 octobre 2020 sur toute l’étendue du territoire camerounais. Une rentrée sous fond de covid-19, qui impose une certaine rigueur pour la lutte contre le coronavirus.
Le port du masque est obligatoire, le lavage régulier des mains, le respect de la distance physique qui a imposé la réduction des effectifs dans les salles de classe, d’où le système de mi-temps. Ce système qui est pour le moment appliqué au secondaire tarde à être bien structuré, ce qui pénalise les enfants. Les responsables d’établissement décrient le manque d’enseignants et même de salles de classe.
Le port du masque reste un problème pour les enfants qui se plaignent d’étouffement. Ils les portent, mais une fois qu’ils traversent la barrière de sécurisé ou de surveillance, ils les renvoient sur le menton. Parfois, d’autres enfouissent le masque dans le sac de classe ou même, le portent comme un bracelet sur le bras.
Rachèle KANOU
