Le garçon a été secouru après son enlèvement monté par son oncle qui voulait extorquer plusieurs millions à ses parents.
L’on pourrait dire que c’est une affaire qui dépasse tout entendement surtout après la reconstitution des faits du mercredi 27 novembre. Au quartier Lagoueng, à Bafoussam II, Wagni Kamche Yohan, 7 ans a été enlevé le dimanche 24 novembre 2024 aux environs de 13h par deux jeunes hommes armés. Au lendemain de leur forfait, les kidnappeurs ont contacté la maman de Yohan pour une rançon de 3 millions de francs cfa. « Au bout du fil d’un ton agressif, il va lui instruire de donner la somme de 3 millions de FCFA si elle veut revoir son enfant », révèle Platini Nkake, commissaire de police dans le 2e arrondissement de Bafoussam. L’enquêteur déclare aussi que l’enlèvement du garçon a été planifié par un proche de la famille bien informé de la situation financière du père de Yohan. « Le scénario de cette histoire a été monté par un proche de la famille qui avait connaissance de ce que le père de l’enfant vivait aux Etats-Unis et qu’il avait des moyens ».
Ce proche de la famille est l’oncle par alliance du petit Yohan. Agé de 30 ans, il répond au nom de Douanla Achille Joel. Il a été accompagné dans l’exécution de la sombre tâche par Ngouffo Martial, 27 ans. Les deux malfaiteurs comptaient sur cette rançon de 3 millions pour s’envoler pour les Etats-Unis d’Amérique d’après leurs révélations. Ils ont toutefois été stoppés dans leur course par les éléments de la police judiciaire, à 15km du lieu de détention de leur victime, environ 24h après le kidnapping. Les policiers s’étaient rendus à ce lieu de détention nuitamment, ils ont suivi les traces des malfaiteurs. Ces derniers placés directement en garde à vue, sont désormais poursuivis pour enlèvement de mineur.
Wagni Kamche Yohan est de nouveau dans les bras de sa maman que la nouvelle de son enlèvement avait fortement bouleversée. C’est un soulagement pour elle au moment où les enlèvements et disparitions d’enfants sont de plus en plus fréquents dans les différentes villes du Cameroun. Une situation qui invite les parents à redoubler de vigilance.
Chanelle NDENGBE
