UNE VEUVE VIOLÉE ET ASSASSINÉE À DOUMÉ SELON LES AVEUX DES BOURREAUX

La victime a été découverte en état de putréfaction avancée, gisant dans un bain de sang. 

C’est parce qu’elle était introuvable depuis plusieurs jours que les autorités traditionnelles de son village ont saisi la gendarmerie pour la rechercher. La dépouille de la quinquagénaire a finalement été retrouvée avec des signes de viol, suscitant stupeur, tristesse et consternation dans la localité.

Ce tragique évènement a lieu à Bayong 1, village de Doumé, dans le département du Haut-Nyong, région du soleil levant. Clarisse Azang 55 ans, on en parle désormais au passé après la découverte de son corps sans vie en état de décomposition suite, aux investigations engagées le dimanche 24 juillet 2024 pour la retrouver, rapporte nos confrères d’Actualités de l’Est.

Les enquêtes de la brigade de gendarmerie de Doumé après saisine du chef du village Bayong 1, ont conduit à la découverte dans un buisson du corps de dame Clarisse Azang. Le rapport du médecin indique qu’elle a été sauvagement violée par les deux orifices. C’est une femme bien aimée du village qui disparait aussi tragiquement. Une femme dont les populations ont en quelque sorte connu le leadership, car veuve de l’ancien Chef du village.

Les bourreaux interpellés passent aux aveux

Des indiscrétions dans le village ont désigné un suspect qui a aussitôt été passé à tabac par une population en furie, l’intervention des gendarmes a pu le sauver. Conduit à la brigade de gendarmerie, il va dénoncer son complice. Ce dernier était également dans la foule qui voulait user de justice populaire sur le premier prévenu. Il était muni d’une machette pour tenter de réduire son complice au silence. Ce second suspect à son tour est interpellé. Les deux bourreaux en exploitation à la gendarmerie de Doumé font des révélations. Il s’agit d’Ulrich Blondy Ngall, 33 ans, ancien repris de justice et Justin Nda Momendeng, 47 ans appelé dans le village Vieux. Ils reconnaissent avoir violé la quinquagénaire et révèle l’avoir tuée sciemment pour ne pas être dénoncés. Pour ce faire, ils ont violemment poussé sa tête contre une pierre et elle a rendu l’âme sur le champ. Ils ont enfin dissimulé la dépouille dans des buissons, non loin de la route principale.

Ce drame alerte sur la situation d’insécurité à Doumé en particulier et au Cameroun en général. La vulnérabilité des femmes face à cette insécurité est également un sujet de réflexion, car Clarisse Azang devient la 36e femme tuée en 197 jours au Cameroun selon le décompte de Griote TV.

Chanelle NDENGBE

 

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