Il s’agit ici du premier cas de féminicide signalé durant cette année 2026 et du quatrième cas enregistré par notre rédaction.
Deux jeunes femmes ont été arrachées à la vie par leur compagnon pour des raisons qui ne sauraient expliquer des actes de féminicides. Le premier s’est déroulé à Belabo dans la région de l’Est Cameroun et le second à Bangoua dans la région de l’Ouest Cameroun.

Wokam Marie Léonie, 27 ans, tuée par un compagnon jaloux
Dans le département du Ndé, c’est une histoire qui interroge les consciences. Le 10 janvier 2026, Marie Léonie est aperçue par son compagnon avec un autre homme, mais il attend qu’elle rentre dans leur lieu d’habitation commune pour mettre en pratique le plan machiavélique qu’il avait prévu. « Le monsieur l’a capturée où ils vivaient avant de tuer » nous informe la sœur aînée de la victime, qui précise d’ailleurs que le couple vivait ensemble depuis environ 6 mois, seulement. Lorsque l’homme a commis son forfait, il est allé jeter sa proie à l’hôpital de Bangoua, a simulé répondre à un coup de fil, avant de fondre dans la nature, selon le récit des voisins rapporté par la sœur de la défunte.
« Quand le gars l’a poignardée, il l’a portée sur la moto, est allé la déposer à l’hôpital de Bangoua. Quand les médecins lui demandaient ce qui s’est passé, le gars a un peu fait comme s’il parlait au téléphone, il a pris la fuite. Les médecins l’ont même poursuivi, le gars s’est échappé jusqu’aujourd’hui on n’a pas de ses traces ».
Précise courroucée notre source. Aujourd’hui, l’homme est activement recherché mais aucun membre de la famille de la victime ne connaît son nom. Pour la sœur de Wokam Marie Léonie, il était appelé « Papou », une situation qui vient compliquer les recherches. Marie Léoni a été inhumée le samedi 17 janvier à Baham, elle laisse une famille meurtrie.

A Belabo, une femme a perdu la vie dans la nuit du 02 janvier 2026
C’est une histoire dont nous n’avons pu avoir les mobiles du crime. Mais les images de ce féminicide sont d’une extrême atrocité. Elles présentent une jeune femme allongée à même le sol, la gorge tranchée à l’arme blanche par son compagnon, tandis que l’homme est molesté par la foule qui lui inflige la vindicte populaire.
Lors de nos recherches, nous avons discuté avec un des jeunes qui a filmé cette scène d’une rare barbarie produite dans la région de l’Est, il nous apprend que la famille des concernés, ne veut délier sa langue, l’affaire reste taboue dans la localité. Mais avec une investigation poussée, nous apprenons que l’homme a mis fin aux jours de son épouse parce qu’elle n’avait pas fait le repas complet. Etant revenu du travail, il a constaté que son épouse a préparé la sauce, sans complément, ce qui a entrainé des éclats de voix, une bagarre avec pour conséquence, un corps gisant dans du sang. Dans le brouhaha, l’homme a tranché la gorge de sa conjointe à l’aide d’une arme blanche, la défunte laisse un bébé de 5 mois, tandis que le criminel a été remis aux mains des forces de maintien de l’ordre.
Chantal Mveng
