www.griote.tv

7 MILLIONS DE CAMEROUNAIS NE DISPOSENT PAS D’UN ACTE DE NAISSANCE

Un chiffre qui retentit comme une sonnette d’alarme car dans cette population, de nombreux enfants pourraient ne pas participer aux examens officiels. 

Depuis de nombreuses années, le problème de ces apatrides de plus en plus nombreux est au centre des préoccupations des acteurs de la société civile et même des hommes politiques.

En 2020, Griote rédigeait un article indiquant que 1,7 millions d’enfants ne disposent pas d’acte de naissance, une information cette année là rendue publique par le Bureau National d’Etat Civil (BUNEC). L’année suivante, nous apprenions que 60 008 enfants scolarisés dans la région du littoral étaient sans acte de ne naissance, une campagne avait alors été lancée par Women Peace Initiative pour aider les familles.

L’étude menée en 2016 à cet effet mettait en évidence le faible niveau de déclaration des naissances, justifié notamment par le non-fonctionnement des centres d’état civil ou leur éloignement des populations et les difficiles conditions financières.

Depuis lors, le nombre des apatrides a augmenté malgré les mesures prises pour remédier à ce déficit ou encore à ce handicap à l’évolution et à l’épanouissement de tout bon citoyen. C’est lors d’un point de presse donné le 23 avril dernier par le ministre de la décentralisation et développement local (MINDDEVEL), Georges Elanga Obam ; en présence du directeur du bureau national de l’état civil (BUNEC) et des représentants du fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) qu’a été annoncée la nouvelle.

7 millions de camerounais sans acte de naissance dont des enfants : c’est le sujet phare du premier forum national des maires sur l’enregistrement universel des naissances tenu du 26 au 27 avril à Yaoundé dans l’espoir que les 374 maires, les secrétaires d’état civil, les représentants des administrations, les établissements publics, les organisations de la société civile, les organismes internationaux, les partenaires financiers et techniques trouvent des mécanismes appropriés pour éradiquer ce mal. D’ailleurs il est annoncé que 1,5 millions d’enfants pourront ne pas participer aux examens officiels pour défaut d’acte de naissance.

Les recommandations de ces assises ont été entre autres de moderniser les services d’enregistrement, mais aussi d’enregistrer directement dans les centres de santé.

Il va s’en dire que sans acte de naissance, non seulement on perd sa citoyenneté, on n’a ni droit à l’éducation, à la formation, à la santé encore moins la possibilité de participer aux élections. En clair, on n’existe pas.

Ines Kindhegue (Stagiaire)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Content is protected !!
Top