C’est l’histoire d’une femme battue par son époux et son beau-fils âgé de 25 ans, à Abomey-Calavi, une ville du Sud du Bénin.
Justice est demandée pour cette femme qui a subi la pire des atrocités le 06 février 2020. Elle a été frappée et blessée à l’aide d’une barre de fer. Le lendemain du forfait, son supplice a continué, elle est réveillée aux aurores par ses bourreaux. Cette fois, barre de fer, couteau et bâton entrent en œuvre.
Elle n’a pas pu s’échapper, rattrapée dans sa fuite par son beau- fils, qui n’a pas hésité à la tirer par les cheveux, selon le récit de l’activiste béninoise Joanita Bocossa. «Dans les coups, elle a été mordue par le fils de son mari sur les épaules, elle a reçu un coup de couteau sur les seins, de graves blessures sur le corps et elle a perdu une de ses dents.», écrit-elle.
Après cette violence, la dame s’est rendue au commissariat pour une plainte, un certificat médical lui a été demandé. Elle a ensuite été prise en compassion par un médecin qui l’a mise sous soins et a acheté ses médicaments.
Son époux n’ayant pas lâché prise aurait corrompu les agents du commissariat, et le retour de la victime auprès des forces de maintien de l’ordre s’est soldé par des menaces. Le certificat médical déclaré falsifié.
Même le médecin qui lui a apporté son aide est entré en panique après avoir reçu des menaces du commissariat, il a demandé à la victime de ne plus le contacter. «La pauvre dame déçue s’est rendue au tribunal pour porter plainte. Le dossier fut ainsi transféré au commissariat central d’Abomey-Calavi.», raconte Joanita.

Ce n’était pas la fin de son calvaire, elle a subi d’autres persécutions, au point de passer 5 jours de garde à vue, «avant d’être conduite au tribunal de calavi pour l’audience le mardi 5 Mai dernier », souligne le récit.
Lorsque le juge a écouté l’histoire de la dame, il a demandé qu’elle soit libérée et comparaisse désormais libre. En attendant, l’époux a jeté la dame hors du domicile conjugal, pourtant «c’est la pauvre dame qui a encaissé une dette de 4 millions auprès d’une structure de Microfinance pour la construction de la maison et l’argent n’est pas encore remboursé.», confie Joanita Bocossa.
En attendant, un organisme non gouvernemental s’occupe de l’affaire, la victime est meurtrie, elle espère que justice sera rendue. Rappelons qu’il y a quelques jours le Président béninois frappait du poing sur la table contre le harcèlement sexuel et les violences basées sur le genre.
Chantal Mveng
