Âgées entre 17 et 21 ans, ces jeunes filles ont subi pendant des jours, des violences sexuelles et physiques et ont même été privées de nourriture et de la lumière du jour, nous dit le ministre de l’administration territoriale.
Les ravisseurs les accusaient de collaborer avec les forces de sécurité camerounaise. Elles ont été libérées mardi par ces dernières, dans une localité située entre l’Ouest et le Nord-ouest.
D’après les témoignages de ces jeunes filles restées en captivités pendant des jours, elles étaient violées à tour de rôle et à la moindre riposte, leurs ravisseurs les fouettaient. « Chacun d’eux venaient faire l’amour quand il veut, comme il veut et à l’heure qu’il veut. Si on refusait, ils nous rouaient de coups, nous privaient d’eau et de repas. On était obligé de leur obéir pour juste voir le jour » déplore l’une des victimes.
Elles ont été enlevées alors qu’elles revenaient de l’école pour certaines et de l’église pour d’autres. Pour se nourrir, il fallait que leurs familles, déboursent 3000 f pour un plat et 1500f pour un gobelet d’eau comme le racontent ces filles. « Ils avaient les contacts de nos proches. Ils les obligeaient à verser l’argent à tout moment sinon ils nous décapitaient ».

Le ministre de l’administration territoriale, en mission dans la région de l’ouest, a rencontré ces jeunes filles qui sont désormais prises en charge par les forces de l’ordre depuis leur libération. «Grâce au professionnalisme de nos forces de défense et de sécurité, ces enfants ont été libérées. Depuis deux jours, ce sont les forces de l’ordre qui s’occupent de ces enfants », affirme Paul Atanga Nji.
Il instruit de prendre en compte ces cas. «Si les ONG qui exercent au Cameroun ne dénoncent pas ce qui vient de se passer sur nos enfants kidnappées et abusées sexuellement, je fermerai tous les centres de ces organisations au Cameroun y compris les médias». Le MINAT continue d’incriminer des Organisations Non Gouvernementales et certains medias, il menace même de les suspendre.
Paul Atanga Nji s’est rendu ce jour à Galim dans le département des Bamboutos à l’ouest Cameroun où 8 personnes ont été tuées par des groupes armés la nuit du 7 mars 2020.
Rachèle KANOU
