Alors que plusieurs priaient de voir leurs proches sortir vivants des décombres, l’engin des fouilles s’est subitement arrêté.
Le soir du 24 juillet 2023, deuxième jour des fouilles, des décombres de l’immeuble effondré de 4 niveaux a été accablant pour une foule de riverains. Ces derniers s’impatientaient de la sortie des personnes encore vivantes des décombres ayant discuté avec certaines victimes par SMS, WhatsApp ou appels téléphoniques, mais l’interruption des recherches est venue effriter leurs espoirs.
Nous sommes le lundi 24 juillet vers 19h lorsque les fouilles s’interrompent. La raison évoquée est le malaise du conducteur de l’engin principal. Ce dernier a émis un besoin de s’arrêter et les fouilles ont dû cesser car visiblement personne pour le remplacer. Les riverains en colère se sont révoltés sans pour autant que leur colère influence les techniciens qui n’ont pas aussitôt repris les travaux. A cet arrêt, s’est ajoutée la coupure de l’énergie électrique et l’obscurité qui a envahi la scène du drame pendant de longues minutes. Un moment qui semblait une éternité pour des potentiels survivants sous les décombres, ainsi que pour les proches qui attendaient leur sortie. Car jusqu’à 21h au moment où les reporers de Griote Tv quittaient les lieux, la fouille n’avait pas repris, et les riverains toujours empêchés d’accéder au lieu de l’effondrement, tout comme la presse privée, ils observaient jusque-là par un grillage à l’arrière de l’immeuble effondré.

Les secours incrédules aux appels de détresse des personnes ensevelies par les décombres
Un scandale pour les riverains qui estiment que la vie ne devrait pas autant être méprisée. « Un homme, celui qui était en bleu là tout à l’heure … Il a appellé la fille (ndlr : infirmière) et elle dit qu’elle est au sous-sol avec d’autres personnes. Oui j’étais-là et c’est pourquoi je suis restée … Je vous assure c’était vers 16h », affirme un groupe de six riverains. Cependant, il semble que les secouristes n’aient pas cru à cette information qu’on leur a donné. « Le sapeur pompier qui était ici dit que cette information est fausse parce qu’ils n’en ont pas eu vent », nous apprend un riverain. Avec ou sans nouvelle des personnes sous les décombres, on ne devrait pas faire face à une telle légèreté, estiment les familles. « On ne peut pas prendre ce risque. Même si on n’a pas de nouvelle de ceux qui sont en dessous des décombres, la fouille devait se poursuivre sans interruption. C’est pas possible! », s’exclame le frère d’une victime de l’effondrement.

Les riverains indignés par le laxisme des techniciens
L’interruption des travaux pour cause du malaise du conducteur provoque un choc général. » Donc il y a pas son remplaçant? C’est quoi ça? Comment ce pays est comme ça ? » s’interroge une dame sur les lieux. « En 2023, dans un pays, on rencontre encore ce genre de problème? Yess Cameroun!« , lance une jeune homme. « Mais si c’était pour les casses des maisons, ce qu’ils sont venus avec plus catepillars, et plusieurs techniciens », s’indigne Murielle, voisine de l’immeuble.
Ainsi a été la situation le soir du deuxième jour des fouilles
Les recherches ont repris vers 23 h le lundi 24 juillet pour s’arrêter le mardi avant 9h, puis, se poursuivre à 13h. Le drame de l’effondrement de l’immeuble qui disposait de quatre niveaux s’est produit dans la nuit du samedi 22 juillet au dimanche 23 juillet 2023 aux environs de minuit, au quartier Mobil Guinness, lieu dit conteneur rouge.
Chanelle NDENGBE
